72 gendarmes mobiles en renfort à Mayotte

Le véhicule de gendarmerie porte les stigmates des violences à Mayotte
C'est la réponse des ministres des Outre-mer et de l'intérieur suite à la vague de violences qui a frappé Mayotte, la semaine dernière.

Tout est parti de la mort d'un jeune homme de 18 ans lundi dernier à Koungou. L'enquête, a pour le moment permis l'interpellation d'une personne. Mais ce sont surtout les multiples vagues de violence, dans la commune et à Mamoudzou, qui ont choqué l'opinion publique.

Beaucoup ont notamment en tête les images de cette machette plantée dans la carrosserie du scooter de Nadjim Ahamada, avocat au barreau de Mayotte. Beaucoup d'usagers de la route, sept gendarmes et trois journalistes ont également été victimes de cette flambée de violence tout au long de la semaine dernière.



72 gendarmes mobiles en renfort

En réponse l'État a décidé d'envoyer, lundi, 72 gendarmes mobiles en renfort. Le même nombre qu'en février dernier, quand le préfet avait annoncé l'arrivée de gendarmes mobiles et de policiers du Raid supplémentaires sur l'île, confrontée à une insécurité sans précédent, avec notamment le meurtre de deux personnes à Mtsapéré.  Le village s'était coupé du monde pour se protéger des violences.

Insécurité : le village de M'Tsapéré toujours coupé du monde

Les mahorais souhaitent des renforts permanents

Bis repetita, quatre mois plus tard, cette fois à Koungou. Beaucoup à Mayotte demandent simplement une augmentation conséquente et permanente des effectifs de gendarmerie et de police sur l'île. En février dernier, les renforts, côté gendarmerie, étaient repartis en mai, sans être remplacés, suite aux evenements de février à Mtsapéré.

Mayotte compte 212 gendarmes mobiles de façon permanente, le chiffre grimpe donc à 284 avec l'arrivée depuis hier des effectifs en renfort.

Mais certains, dans la population, savent qu'une fois ces renforts partis, la spirale de la violence va se répéter, comme la semaine dernière à Koungou ou fin mai à Mgnambani.