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Anticor s’engage à nouveau contre la corruption en Nouvelle-Calédonie

politique
Anticor se porte partie civile dans deux affaires locales
©Alix Madec
L’association Anticor souhaite se constituer partie civile dans deux affaires locales; celle des emplois fictifs présumés des collaborateurs de Calédonie Ensemble et la procédure sur la présumée prise illégale d’intérêt, dans le dossier de la SAS Nouvelle-Calédonie Energie. 
C’est la troisième constitution de partie civile portée par l’antenne locale d’Anticor appelée aussi « Anti-corruption » sur le territoire. Le groupement de lutte contre la délinquance en col blanc, qui réunit une dizaine d’adhérents sur le Caillou, se mobilise dans deux affaires de corruption locales. 

« C’est l’affaire des emplois fictifs concernant Monsieur Philippe Gomès, Monsieur Philippe Michel et Madame Martine Lagneau. L’autre affaire concerne une prise illégale d’intérêt de la part d’un député, le député Philippe Gomès, qui a voulu continuer à être président de la SAS Nouvelle-Calédonie Énergie, c’est à dire l’affaire de la centrale à gaz. Or, depuis quelques années, c’est un délit pour un parlementaire de cumuler ces fonctions » explique Thierry Blaisot, référent calédonien d’Anticor.
 

Partie civile 


En France, l’association contre la corruption et pour l'éthique en politique est partie civile dans certains des plus grands procès de corruption comme l’affaire Balkany ou encore l’affaire Benalla.
Pour l’antenne locale d’Anticor , se constituer partie civile pour ces affaires calédoniennes est «un recours judiciaire nécessaire afin d’accéder aux dossiers». Cette constitution de partie civile devra tout d’abord être validée par le juge d’instruction.

Il est important de rappeler que la première affaire pour laquelle l’association s’est constituée partie civile était celle des « achats de voix » de Païta, concernant Harold Martin et Willy Gatuhau. Ils ont été condamnés en première instance respectivement à un an de prison ferme pour l’ancien maire de la ville et un an de prison avec sursis, pour Willy Gatuhau. Ils avaient tous deux fait appel de la décision et l’association affirme qu’elle fera « à nouveau entendre sa voix le moment venu ».



 
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