Bénévoles : “les gros bras” à la rescousse au Médipôle

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Bénévoles  : “les gros bras” à la rescousse au Médipôle
©Caroline Antic-Martin
Dans la lutte contre la Covid, les bénévoles sont des maillons indispensables. Focus sur les "gros bras". Costauds physiquement et surtout mentalement, ils œuvrent jour et nuit au sein du service réanimation du Médipôle.

Lusia est bénévole au service réanimation du Médipôle. Depuis une semaine, elle et dix autres "gros bras" comme on les surnomme prêtent main forte aux équipes médicales pour manipuler les malades. Pour améliorer l’oxygénation et éviter l’écrasement au niveau des poumons des patients en réanimation, les “gros bras” les retournent sur le ventre. Une opération à haut risque, mais indispensable, qui mobilise 6 personnes, toutes les 16 heures. Les "gros bras" de Thomas et Lusia sont une aide précieuse pour les soignants. 

C’est pour avant tout aider les médecins et aide-soignants qui sont vraiment débordés. On sait qu’on leur rend service, on fait ça pour la bonne cause. Et on sait ce que l’on risque.

Lusia Laufou, bénévole « gros bras » au C.H.T.

Des bénévoles indispensables

Les bénévoles suivent une journée de formation avant d’intégrer le service. Les vacations sont longues, 11 heures d’affilées, éprouvantes physiquement et bien sûr psychologiquement. “Le plus dur c’est d’être confronté à la mort, dans ce service c’est très récurrent. L'hôpital propose toutefois un service psychologique s’il y a besoin”, confie Thomas Leconte, un bénévole. 

Ce sont des jeunes qui veulent donner, ils ont tellement envie d’aider qu’ils assument beaucoup de choses. On voit pour s’assurer que tout va bien psychologiquement pour eux, on voit qu’ils tiennent et qu’ils arrivent à avoir un recul tout en ayant une empathie pour les patients.

Myriam Beaumont, directrice des Ressources humaines au C.H.T.

Pour l’heure, le Médipôle ne recherche plus de “gros bras”, mais fait appel à tous les professionnels du bien-être pour animer des ateliers yoga, massage ou encore sophrologie et aider ainsi les soignants à tenir sur la durée. 

Reportage de Caroline Antic-Martin et Gaël Detcheverry :

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