Les Rafale de l'armée de l'air toujours attendus en Nouvelle-Calédonie

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Le Rafale est l'avion de combat multirôle de l'Armée de l'air française et de la Marine nationale. Il est devenu un succès à l'export. ©Christophe Archambault/AFP
Trois avions de chasse Rafale, deux Airbus A33O MRTT et Airbus A400M sont attendus sur le sol calédonien, dans le cadre de la mission Henri Brown menée conjointement par l’armée de l’air et les Forces armées de la Nouvelle-Calédonie. Exercices grandeur nature à Koumac et Lifou, survols de la Grande terre et de l’Ile des Pins sont au programme de ce déploiement.

MISE A JOUR AVEC LE RETARD

Les Calédoniens vont devoir se montrer patients. Le déploiement militaire aérien qui est annoncé aura lieu plus tard que prévu. On attendait ce vendredi trois avions de chasse Rafale, deux Airbus A33O MRTT et Airbus A400 M, dans le cadre de l’opération Henri-Brown. Mais le programme est chamboulé, en raison d'un problème technique rencontré par un A 400 en Inde. Les appareils sont désormais annoncés pour samedi. 

 

Le colonel Frédéric Puchois, chef d’état-major interarmées, l'expliquait plus tôt dans la semaine : les appareils devaient s’envoler de la métropole après une étape en Inde, pour rejoindre les Forces armées de Nouvelle-Calédonie, avec l'objectif d’être déployés en 72 heures. Ils enchaîneront, tout de suite, sur une opération interarmées, sur la base de Koumac. 

Une mission en deux temps

Cette mission d’entraînement réunira plus de 160 personnes dont une dizaine de pilotes de chasse. L’occasion pour les forces aériennes françaises d’opérer des exercices grandeur nature, avec les Forces armées de la Nouvelle-Calédonie. "Les moyens des FANC sont engagés, tant les moyens maritimes avec le Vendémiaire, que les avions de la base de Tontouta et les soldats du RIMAP (Régiment d'infanterie de marine du Pacifique)", détaille le colonel Puchois. Il s’agit, "d’entraîner nos personnels, du pilote au personnel au sol, comme les mécaniciens, la partie renseignements ou encore le soutien", poursuit-il. L’exercice s’inscrit dans une mission menée plus largement dans la région, jusqu’au 16 septembre.

Le dispositif aérien va passer ensuite à une deuxième phase, un exercice interalliés en Australie qui va rassembler plus d’une centaine de chasseurs, 2 500 aviateurs des Etats-Unis, du Canada, de la Nouvelle-Zélande, puis une troisième phase de retour vers la Métropole avec le passage chez des partenaires alliés en Indonésie, à Singapour, avec une dernière escale sur la base aérienne 104 dans les Emirats arabes unis

Colonel Frédéric Puchois, chef d'état-major interarmées

Cette démonstration grandeur nature se terminera pour sa partie calédonienne le 17 août, avant que les pilotes ne s’envolent à nouveau, cette fois, en direction de l’Australie.

Colonel Frédéric Puchois, au micro d'Alix Madec