Discours de politique générale : les premières réactions

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Pierre-Chanel Tutugoro, Virginie Ruffenach, Jean-Pierre Djaïwé, Philippe Michel... Premières réactions à la déclaration de politique générale prononcée au centre Tjibaou par Louis Mapou, le 25 novembre 2021. ©NC la 1ère
Louis Mapou, président du 17e gouvernement, vient de prononcer son discours de politique générale. Finalement, tous les chefs de groupes du Congrès sont restés jusqu'au bout de cette allocution. Les premières réactions sont contrastées.

Un discours de près de deux heures dans un lieu symbolique, au centre culturel Tjibaou. Et finalement, tous les chefs de groupes du Congrès sont restés jusqu'au bout de cette allocution. Ils se sont exprimés à l'issue de cette déclaration.  

  • Avenir en confiance : "Un discours un peu hors-sol"

 L'Avenir en confiance aura suivi la totalité du discours, après avoir annoncé la veille que ses membres du gouvernement envisageaient de quitter la salle avant la fin. "Nous sommes des républicains", explique Virginie Ruffenach, présidente du groupe AEC. Elle critique cependant la méthode de Louis Mapou, assurant que les-dits membres n'ont reçu le texte du discours que très peu de temps avant cette prise de parole. "Ce n'est une déclaration de politique générale que nous avons entendue. C’est la déclaration d’un homme, peut-être d’un parti. [...] C’est une déclaration du porte-parole du FLNKS. [...] Louis Mapou prononce tout un tas de dispositions qu'il décrète." 

Elle se montre aussi plutôt critique sur le fond. "Un discours hors-sol, avec des propositions de campagne électorale, mais qui ne correspondent pas à la réalité difficile."

 

  • Calédonie ensemble : "la communauté de destin" au cœur de la déclaration

Philippe Michel, chef du groupe CE au Congrès, regrette lui aussi, "sur la forme, que Louis Mapou n’ait pas trouvé le temps de soumettre, comme c'est l'usage habituel, son discours à la collégialité, préalablement à cette séance."

Mais il apprécie que "la notion de peuple calédonien, de communauté de destin" soit "un marqueur politique de sa déclaration" et "qu'à ce titre, il fait toute une série de propositions".

Il observe également que le président a conclu son discours avec l'idée que pour l'après-Accord de Nouméa, il n'y ait pas un gagnant et un perdant. "Qu'il n'y ait qu'un seul gagnant : le pays, la Nouvelle-Calédonie" s'inscrivant dans une perspective de discussions.  "Ce qui est de bon augure."

  • Uni : "A la hauteur des enjeux"

Selon Jean-Pierre Djaïwe, "c’est un discours qui est à la hauteur des enjeux que doit relever la Nouvelle-Calédonie en ces moments difficiles. C’est un discours avec un fil conducteur : le lien d’appartenance de chaque calédonien avec le Pays. [...] C’est cette appartenance qui nous permettra de sortir de cette crise."

  • UC-FLNKS : "On se retrouve dans ce discours"

Pour Pierre-Chanel Tutugoro, "on attendait qu’il rassemble tous les Calédoniens, on est dans une société clivée. Les Calédoniens sont divisés. Et on se retrouve dans ce discours." Le chef de file UC-FLNKS et Nationalistes avec l'Eveil océanien glissant : "Je suis satisfait parce qu’on a retrouvé les six orientations de notre groupe." 

Concernant la place de la Nouvelle-Calédonie dans la zone Pacifique, "il était important de terminer avec la géostratégie parce que ça ouvre l’esprit. On est un peu trop dans le canal France/Nouvelle-Calédonie. Ça permet d’élargir nos dimensions d’intervention pour les prochaines années."