Faute de volontarisme sur la TGC, l’État renonce à verser 9 milliards de francs à la Nouvelle-Calédonie

Scène de courses en Nouvelle-Calédonie.
Bercy a annoncé que l'État ne versera pas la dernière tranche de 9 milliards de l’aide d’urgence accordée à la Nouvelle-Calédonie. En cause, la réforme de la TGC qui ne remplit pas les exigences de Paris. De quoi susciter l'inquiétude autour notamment des dispositifs de chômage.

L’annonce a été faite par le gouvernement lors de la réunion entre Bercy et les partenaires sociaux calédoniens sur les dispositifs de chômages total et partiel, vendredi 31 janvier. “L’État a considéré que la réforme de la TGC n’était pas assez volontariste pour que les 9 milliards soient versés”, a indiqué le porte-parole du gouvernement, en charge des dossiers économiques, Christopher Gyges.

“Les syndicats ont demandé un rendez-vous en urgence au haut-commissaire", a réagi de son côté le secrétaire général de la Fédération des fonctionnaires Steeve Teritehau. 

Hausse des taux supprimés

La réforme initiale, contestée par la majorité des élus du congrès, prévoyait une hausse des taux de taxation sur certains produits. Les conseillers de la Nouvelle-Calédonie avaient donc décidé le 16 janvier dernier d’adopter le texte, mais en supprimant les hausses de taux. Pour l’État, la réforme n’est donc pas conforme à la convention signée avec la Nouvelle-Calédonie qui accordait une aide totale de 27 milliards de francs sous forme de prêt au territoire, afin de lui permettre de terminer l’année 2024.

Engagement à financer le chômage

Fin décembre déjà, lorsque l’examen du texte avait été repoussé, l’État avait indiqué qu’il ne verserait que 18 des 27 milliards attendus, dans l’attente du vote de la réforme de la TGC. 

Selon le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, l’État s’est engagé à financer le chômage de droit commun, le Ruamm et une partie de l'énergie à hauteur d’1,2 milliard. Pour le régime de chômage, la CAFAT affiche un défaut de financement de 850 millions par mois. Paris continue de soutenir le dispositif de chômage partiel à hauteur de 50% jusqu'à fin mars.