L’impact de la crise sanitaire sur l’entrepreneuriat kanak et la CPME

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CPME
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Avec la crise sanitaire, les petites et moyennes entreprises sont en souffrance. Les organisations associatives de patrons tirent la sonnette d’alarme avant que l’économie calédonienne subisse un décrochage.

Réunion de concertation pour l’association des entrepreneurs kanaks créée il y a quelques années. Elle compte une centaine d’adhérents tous secteurs confondus. 

Des entreprises au bord du gouffre

Après trois confinements successifs, aujourd’hui, le bilan est économiquement lourd. Les structures ont de grosses difficultés de trésorerie, et ce, malgré les dispositifs d’aides, comme les prêts garantis par l'État. Selon l’association, ces prêts sont octroyés trop tardivement : 

Nous demandons aujourd’hui à ce que les PGE soient transformés par exemple en subventions. Cela donnerait une vraie bouffée d’oxygène aux entreprises. Or, aujourd’hui, si l’état octroie encore des prêts garantis par l’état ça n’arrange pas la situation.

Jules Nekoeng, Trésorier de l’Association des Entrepreneurs Kanaks

Même constat du côté de la CPME, la confédération tire la sonnette d’alarme sur certains entrepreneurs et certains salariés qui sont en grandes difficultés. L’organisation patronale interpelle à la fois l’état et le gouvernement

Premièrement, je dirais que l’on demande à ce que le gouvernement communique plus avec les fédérations patronales et entre autres la CPME, pour que l’on puisse prendre en compte les mesures à venir et ne pas se retrouver au dépourvu comme on l’a été vendredi face à l’obligation d’être reconfiné pour le week-end. La deuxième demande concerne l'État, on demande à ce que les aides de l'État soient distribuées le plus rapidement possible aux PME et petites structures. Elles sont à bout de souffle et n’ont plus de trésorerie.

Yann Lucien, Président de la Confédération des petites et moyennes entreprises

 

Aujourd’hui, la crise du Covid a révélé la fragilité de l’économie calédonienne. Un impact qui pourrait être corrigé si le temps politique s’accordait au temps économique. 

Reportage d’Alexandre Rosada et Gaël Detcheverry : 

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