La Foa : une cérémonie émouvante en l'honneur du grand chef Ataï et de son Dao, "maître de la magie"

histoire
La Foa : une cérémonie émouvante pour le grand chef Ataï et son sorcier Dao
©Stéphanie Chenais
Ce matin, les reliques du grand chef Ataï et de son Dao, son sorcier, ont été déplacées sur le site de Wereha à Fonwhary entre La Foa et Farino, où a été construit un mausolée. Découverte en images, de la cérémonie.

Un moment de recueillement avec une émotion palpable. Ce matin, une centaine de personnes étaient présentes à la Foa afin de rendre hommage à Ataï et à son sorcier Dao. Leurs reliques ont été déplacées au mausolée construit en l’honneur du grand chef sur le site de Wereha à Fonwhary (entre La Foa et Farino.) 

Un espace de recueillement
 

Les deux cercueils sont arrivés par cortège avec une quarantaine de voitures ce matin. Ils ont été placés sous une grande tente pour un temps de coutume et de prières. Plusieurs personnes ont pris la parole pour rappeler que cela faisait “beaucoup de lune et plusieurs soleils que les deux vieux avaient quitté leur terre”. Jusqu’au 31 août, il sera possible de venir se recueillir dans la petite case dans laquelle ils vont dormir ce soir. 

Pour la cérémonie, les représentants de la région étaient au rendez-vous mais également ceux des îles, comme Hippolyte Sinewami. Dans un discours,  il a mis l’accent sur le fait qu’en 1878, Ataï s’était soulevé pour la liberté, pour son peuple tout entier. Il y voit donc un signe d’unité. Raphaël Mapou, qui était présent, souhaitait que l’histoire de ce grand-père, comme il l’appelait, soit transmise à la jeunesse. Comme un symbole de paix et de sérénité.

Les représentants de la région et des îles étaient au rendez-vous
©Stéphanie Chenais

Demain, les 8 poteaux qui représentent les 8 aires vont être mis en terre. Et le 1er septembre 2021, ce sera le temps de l'inhumation. Plus de 15000 personnes sont attendues d’après les représentants. Pour rappel, les restes de ces deux hommes ont été restitués en 2014 après un long travail. Le grand chef Ataï est mort en 1878 lors de l’insurrection. Une histoire encore très vivante aujourd’hui sur le site de Wereha. 

Le reportage de Stephanie Chenais et Christian Favennec :