Une formation pour "fabriquer" de l’eau potable

eau potable dumbéa
Formation Croix-Rouge eau potable
©Karine Arroyo
La Croix-Rouge apprend à des bénévoles à rendre potable l’eau souillée. Une compétence indispensable en cas de catastrophe naturelle, comme lors de cyclones.

La Croix-Rouge à dispensé une formation à une quinzaine de bénévoles qui ont appris à rendre potable une eau polluée, après le passage d'un cyclone par exemple. Ce dimanche 29 août, cas pratique à la rivière de la Dumbéa. 

Délivrer de l’eau potable en cas de cyclone

Ils sont ingénieurs, douaniers, enseignants… Peu importe leur profil, tout est appris avec les formateurs de la Croix-Rouge, rompus à ce type d’exercice.
"Pendant huit mois, ils ont appris toutes les bases de la gestion de l’eau, toutes les bases de la fabrication de l’eau, toutes les bases d’un déploiement humanitaire, c’est à dire toutes les contraintes quand on part en mission à l’étranger ou sur le territoire" explique Pascal Guillotin formateur de la Croix-Rouge française. "Là, cette formation dure quatre jours, on a commencé hier, et ils ont appris à s’en servir". 
Une formation entièrement prise en charge par l’Etat à hauteur de trois millions CFP. Sans cet argent, pas de formation possible.
Ce dimanche, première utilisation du matériel de pompage dans la rivière de la Dumbéa. Les bénévoles doivent remplir une cuve de 800 litres, appelée oignon, et la souiller intentionnellement.
Prochaine étape : La partie chimique pour rendre de nouveau l’eau potable. Certains Calédoniens ont déjà bénéficié de cette technique
"Localement, ça nous arrive, moi personnellement d’aller produire de l’eau à Poya lors du cyclone en 2017, et également à Fidji pour le cyclone Winston. On est partis en première rotation, on était les premiers à arriver sur la zone pour produire de l’eau potable pour les gens et les livrer par camion-citerne" explique Chloé Moyen, formatrice de la Croix-Rouge française. 

Formation Croix-Rouge eau potable
©NCla1ère

Des bénévoles multi-tâches

Efficacité, endurance et bien plus sont requis : 
"Il faut déjà de la bonne volonté, vouloir s’impliquer pour la communauté" explique Marie-Hélène Sansonetti, bénévole de la Croix-Rouge. "La chimie, ça s’apprend sur le terrain, et il faut apprendre également la mécanique, et la coordination entre les équipes". 
Avec du sulfite d’alumine, ces chimistes amateurs vont éliminer les impuretés de l’eau qui seront évacuées avant la chloration, pour rendre l’eau buvable. Ils deviendront des Mac Gyver en puissance s’ils sont sélectionnés par les formateurs de la Croix-Rouge, avant notre saison cyclonique.
Le reportage de Karine Arroyo et David Sigal