Une figure du collectif RéinfoCovid NC interpellée après la manifestation de samedi

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Manifestation contre l'obligation vaccinale et le pass sanitaire le 15 janvier, à Nouméa. vaccination. gendarmerie.
La manifestation contre l'obligation vaccinale et le pass sanitaire du samedi 15 janvier, à Nouméa. ©NC la 1ère
Porte-parole et coordinatrice du collectif RéinfoCovid en Nouvelle-Calédonie, Gaëlle Wéry a passé vingt-quatre heures en garde-à-vue à Nouméa, notamment pour organisation d’une manifestation illégale sur la voie publique. Elle est appelée à comparaître au tribunal correctionnel le 6 mai.

Le haut-commissaire annonçait dimanche soir qu’il y aurait interpellation(s), interpellation il y a eu. Gaëlle Wéry, coordinatrice et porte-parole de Réinfocovid NC, a été arrêtée mardi 18 janvier par la police nationale. Cette kinésithérapeute de profession a été placée en garde-à-vue au commissariat central, à Nouméa, pour le délit d'organisation d’une manifestation illégale sur la voie publique.

Propos sur le Camp-Est

Elle devait également répondre de propos tenus dans une vidéo le 15 octobre, au sujet de la contrainte vaccinale au Camp-Est. Affaire qui a déjà valu à Gaëlle Wéry d’être entendue en audition libre, avec saisie de son téléphone et de son ordinateur portable.

Mobilisation

Le collectif a lancé en réponse un appel à la mobilisation pour "la soutenir, dans le calme, le pacifisme et le respect de la circulation". De jour et de nuit, ses membres ont manifesté devant le commissariat, avec notamment ce slogan : "Non, Gaëlle n’est pas l’organisatrice du dernier rassemblement, je suis seule(e) responsable de ma présence".

Interdite par le haussariat

Les mobilisations se succèdent, contre l’obligation vaccinale, pour la suppression du pass sanitaire et pour la liberté de traitement, à l’appel de différentes organisations dont RéinfoCovid. La dernière en date, samedi 15 janvier, a réuni à Nouméa 300 personnes selon la police et près de 2000 selon les organisateurs.

Or, elle avait été interdite. Au motif, notamment, qu’elle n’avait pas fait l’objet d’une déclaration préalable. Que lors d’une précédente marche, organisée le samedi 8 janvier, "les règles sanitaires, particulièrement de port du masque et de distanciation physique, n’ont été que très partiellement respectées", selon l’arrêté d’interdiction émis par le haussariat. Et que "des effectifs de police ont été victimes de violences".

Gaëlle Wéry est sortie de garde-à-vue le mercredi 19, en milieu de matinée. Elle est appelée à comparaître au tribunal correctionnel le 6 mai prochain.