Référendum : 66% des Français favorables à une Calédonie indépendante

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Référendum : 66 % des Français de Métropole favorables à une Calédonie indépendante
En octobre 2020, pour le 2ème référendum, le "oui" à l'indépendance avait recueilli 46,7 % des suffrages en Calédonie. ©Coralie Cochin/ NC La 1ère

Ce chiffre provient d’un sondage de l’institut Harris, commandé par le ministère des Outre-mer et relayé par "Le Figaro" jeudi. Selon cette enquête, les enjeux calédoniens restent méconnus. 

Alors que des discussions sur l’avenir institutionnel du pays auront lieu à Paris du 26 mai au 4 juin, le ministère des Outre-mer a commandé un sondage à l’institut Harris sur la vision des Français quant à un troisième référendum sur l’accession ou non de la Nouvelle-Calédonie à la pleine souveraineté. 

Or, depuis la Métropole, les opinions sont bien différentes de celles exprimées par les Calédoniens pendant les deux précédents scrutins, où le "non" l’a emporté à 56,7 % en 2018 et à 53,3 % en 2020. Selon ce sondage, dévoilé par le quotidien Le Figaro, jeudi 20 mai, 66% des Français se disent favorables à l’indépendance de l’archipel, tandis qu'environ 33% des sondés sont pour le maintien de la Calédonie dans la France. 

Un contexte calédonien méconnu  

Ce sondage, cité ce vendredi matin sur les antennes de NC la 1ère par le chef du groupe UNI au Congrès Louis Mapou, invité de la matinale radio, s’appuie sur un échantillon de 1 042 personnes représentatives des Français âgés de 18 ans et plus interrogées en ligne, du 27 au 29 avril.   

Si 86% des Français sondés ont une bonne image de la Nouvelle-Calédonie, les dossiers qui agitent le Caillou semblent très lointains pour une bonne partie des Français. Le quotidien national note une "méconnaissance des enjeux locaux". Ainsi, un Français sur deux (49%) ignore qu’un troisième référendum doit être organisé sur le Caillou d’ici à octobre 2022, à la demande des indépendantistes. 

Un sujet peu sensible, depuis la Métropole

Bien que l’archipel soit français depuis 1853, "pour une large part de l'opinion publique, l'appartenance de la Calédonie à la France n'est pas un sujet d’émotion", explique au Figaro Jean-Daniel Lévy, directeur délégué de Harris Interactive. Selon l’institut de sondage, le droit à l’autodétermination figure parmi les arguments avancés par ceux qui se disent favorables à une indépendance.