Un navire océanographique étudie les fonds calédoniens pour la pose des futurs câbles sous-marins 

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©John Wilson

L'OPT poursuit son projet de déploiement d’un deuxième câble sous-marin, entre la Nouvelle-Calédonie et Fidji (via Gondwana 2) sans oublier des liens domestiques reliant Lifou, Maré, l'Île des Pins, Yaté, Mont-Dore, Ouémo et Nouville (via Picot 2).

Analyser les fonds marins calédoniens

"L’étude océanographique du tracé de ces deux câbles sous-marins est en cours de réalisation" annonce l'OPT. "Des enquêtes géophysiques marine et topographique permettront de définir, à partir du tracé préliminaire, le tracé final des câbles en identifiant les zones sensibles à prendre en considération et les contraintes à gérer (légales, environnementales, politiques et humaines)" 
 
Il a ainsi mandaté la société EGS, spécialisée dans le domaine, pour réaliser les opérations de reconnaissance nécessaires. Au préalable, l'Office s'est assuré d'avoir obtenu l’ensemble des permis de navigation dans les eaux de la Nouvelle-Calédonie, du Vanuatu et de Fidji par chacun des gouvernements respectifs.

Itinéraire

L'OPT annonce que le navire de la société EGS, baptisé Géo Résolution, a quitté Singapour le 31 janvier dernier, après une quatorzaine pour l'équipage, pour se diriger vers les eaux fidjiennes où il est arrivé fin février. "Il a rejoint progressivement la Nouvelle-Calédonie le 3 mars 2021 pour finaliser l’étude bathymétrique en eaux profondes (> 25m) sur l’ensemble du tracé".
 
Depuis ce jeudi 11 mars, le navire est visible depuis les côtes de Lifou, il effectue des allers-retours entre la baie de Châteaubriand et le point de connexion au large de Lifou.Il a prévu d'arriver à Maré le 13 mars et fera des allers-retours depuis le port de Tadine jusqu’au point de connexion. Le 21 mars, après avoir pris les dernières mesures entre Tadine et l’entrée de la passe de Havannah à Goro, il repartira directement à Singapour. 

Pas d'escale à terre

"Il était déjà prévu qu’aucune escale à terre n’ait lieu" précise le communiqué de l'Office des Postes et Télécommunications. Une disposition renforcée dans le contexte sanitaire actuel : en cette période de confinement, aucune escale à terre n’aura lieu nulle part.

Pourquoi un autre câble sous-marin ?

Carte du projet de câble Gondwana 2
De part et d'autre de la carte, la Calédonie et Fidji, à relier par ce projet de Gondwana 2. ©OPT

Il s’agit pour l'OPT de déployer un nouveau câble international sous-marin pour sécuriser le premier qui relie déjà la Nouvelle-Calédonie à l’Australie (Sydney), le Gondwana 1, déployé en 2008. Autre objectif : prolonger le câble domestique et multiplier la capacité. Un projet souhaité depuis plus de trois ans déjà et qui a longtemps fait couler beaucoup d'encre. 

L'option de passer par Fidji

L'OPT avait donc choisi l’option du câble via Fidji. En 2020, elle annoncait la sécurisation du transport domestique par la pose d’un câble Picot 2, reliant le Sud de la Grande terre à l’île des Pins, puis à Maré et Lifou. On apprenait en avril de cette même année, que l'OPT confiait ce projet à ASN, Alcaltel Submarine Networks. Le marché est estimé à plus de 4 milliards de nos francs. Pour rappel, Alcatel possède une certaine expérience des câbles sous-marins, pour en avoir posé plus de 600 000 kilomètres dans le monde.