Masques en tissu : "mieux que rien pour se protéger"

coronavirus tahiti
masque tissu
©Direction de la Santé
Alors que des masques sont attendus sur le territoire, les initiatives locales fleurissent pour pallier au besoin. Arthur et sa femme ont ainsi confectionné une centaine de masques en tissu qu'ils distribuent aux plus démunis. "C’est mieux que rien pour nous protéger", estime Arthur
L’avion d’ATN en Chine doit rentrer prochainement avec des masques et des produits médicaux, comme l'a confirmé, samedi 4 avril, le ministre de la Santé lors d'un point presse. En attendant, et depuis le début de l’épidémie, les Polynésiens se sont adaptés et ont confectionné eux-mêmes leurs masques en tissu.

Même si son efficacité contre le virus reste à prouver, dans les familles, le discours est sans équivoque : "ce masque en tissu, c’est mieux que rien pour nous protéger". À Mahaena, Arthur et sa femme produisent des masques en tissu et les offrent gratuitement aux plus démunis. La semaine dernière, ils ont confectionné 150 masques et les ont donnés pour des sociétés d'assistance sanitaires.

"On réfléchissait à ce qu'on peut faire pour aider ? Quand on s'est rendu compte que tout le monde avait des problèmes car on vit un moment difficile, on a décidé de le faire gratuitement. On a commencé à confectionner plusieurs masques et envoyer un message sur facebook, au fur et à mesure des gens sont venus nous voir (...) Pour éviter que les gens viennent chez nous, on fait appel à la mairie de Hitia'a à nous aider", explique Arthur. 

Lors du point presse, samedi, le ministre de la Santé Jacques Raynal a rappelé la nécessité de porter des masques pour se protéger mais aussi protéger l'autre. En Métropole, après une certaine défiance sur la nécessité du port de masque et les types de masques, le gouvernement central a finalement concédé qu'il était recommandé au grand public d'en porter. Il y a encore trois semaines, la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, déclarait qu'il était inutile d'en porter, sauf pour les personnels soignants.

 
Les Outre-mer en continu
Accéder au live