Coronavirus : le préfet de La Réunion pourrait rétablir les motifs impérieux dès la semaine prochaine entre La Réunion et l'Hexagone

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Jacques Billant, préfet de La Réunion.
Jacques Billant, préfet de La Réunion. ©Imaz Press

Le préfet de La Réunion n'exclut pas "le possible retour des motifs impérieux" pour voyager entre La Réunion et l'Hexagone, dès le milieu de la semaine prochaine. Jacques Billant l'a annoncé ce matin dans les locaux du CYROI à Saint-Denis. 

Lors d'une visite du laboratoire du CYROI à Saint-Denis (une unité qui travaille sur le séquençage du génome du variant sud-africain du coronavirus) le préfet de La Réunion a fait quelques annonces. Il exclut le retour d'un confinement ou d'un couvre-feu mais envisage de rétablir les motifs impérieux entre La Réunion et l'Hexagone. 

Inquiétudes autour du variant africain

Depuis le 15 décembre dernier, il n'est plus nécessaire de justifier d'un motif impérieux pour voyager entre La Réunion et l'Hexagone.

Cependant, juste avant l'annonce de l'arrivée du premier cas du variant sud-africain le dimanche 17 janvier dernier, les autorités ont décidé de recommander aux personnes revenant de voyage depuis l’Hexagone ou Mayotte, d’effectuer une septaine de précaution.

(Re)voir le reportage de Jean-Claude Toihir et Géraldine Blandin :

Covid annonces prefet au cyroi

 

A ce jour, La Réunion comptabilise toujours 4 cas de coronavirus du variant sud-africainLa présence de ce dernier sur le territoire réunionnais inquiète le préfet :

La diffusion active de ce virus nous impose d'avoir des réactions fortes.

Jacques Billant, préfet de La Réunion


Ce vendredi 22 janvier, il n'annonce pas de nouvelles mesures sanitaires, mais indique le "possible retour des motifs impérieux" dès la semaine prochaine, pour les déplacements entre la Réunion et l'Hexagone et l'Hexagone et La Réunion.

Réactions des réunionnais au sujet de ce possible retour des motifs impérieux, avec Géraldine Blandin :

Réactions vers retour motifs impérieux

 

Des analyses effectuées à La Réunion

Jusqu'ici, les échantillons biologiques suspects du variant Sud-africain du Covid-19 prélevés étaient envoyés et analysés en métropole, à Lyon. Depuis lundi, ces échantillons sont traités à La Réunion. L'Université de La Réunion dispose en effet d'un laboratoire de niveau 3, qui permet de séquencer les génomes d'un virus et de détecter les variants sud-africain.

L’Agence Régionale de Santé de La Réunion a sollicité les scientifiques de l’UMR Pimit (Processus Infectieux en Milieu Insulaire Tropical) sur le site du CYROI (Cyclotron Réunion Océan).

Les analyses ont commencé ce lundi 18 janvier. Il faut environ 48h pour connaître les résultats des analyses.

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