Il y a deux ans, le Plan d’Actions Prioritaires de l’eau potable annonçait la fin des tours d’eau et des pénuries en deux ans

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©E. Stimpfling
Les coupures auraient du prendre fin en ce début d’année. Force est de constater qu'on est loin du compte. L’Etat, les présidents de Région et du Département, les présidents des communautés d'agglomération et de communes avaient validé ce plan et doivent en expliquer le retard
 
L’Etat, les présidents de Région et du Département, les présidents des communautés d'agglomération et de communes avaient validé ce plan en CTAP (Conférence Territoriale de l’Action Publique) le 1er  février 2018. Ils ont évalué son coût à 71,4 millions d'euros. Il comporte 38 opérations, dont plus de la moitié concerne le renouvellement de réseaux.
- 5 opérations sur 37 sont terminées depuis fin décembre selon le site de la Préfecture, au nombre desquelles le plus gros chantier : le renouvellement de 17 km de réseau aux Abymes mais aussi, le réservoir de Budan, les canalisations de Bouillante….
- 3 autres chantiers seront normalement achevés dans les toutes prochaines semaines : le remplacement de 15 km de canalisations dans les Grands Fonds à Gosier mais aussi à Vieux-Habitants.
Fin mars nous en serons à 20% de travaux réalisés.
Les 30 autres opérations seront bouclées dans le courant de l’année 2020. Certains chantiers démarreront entre avril et juin, comme la réhabilitation des réservoirs des Saintes, la construction d’un 2ème réservoir à Desmarais à Bouillante, pour s’achever en toute fin d’année pour ceux qui concernent le renouvellement des canalisations de Capesterre Belle Eau.
Seule une opération n'est pas encore programmée : la réhabilitation du surpresseur de Terrasson aux Abymes.
 

Des travaux qui s’imposent évidemment mais ils ne sauraient être suffisants.


Dans son rapport d’expertise en décembre 2018 l’INRSTEA, l'Institut National de Recherche en Sciences et Technologies pour l’Environnement et l’Agriculture, soulignait que ce plan d’actions prioritaires contenait essentiellement des opérations de renouvellement des conduites et des branchements. Or, les fuites sur le réseau public représentent 56% des volumes produits et il est donc impératif d’activer plusieurs leviers pour lutter contre ces pertes.
Parmi ces leviers, l’institut préconise d’établir des diagnostics pour mieux connaitre les infrastructures et leur fonctionnement. Ces diagnostics sont longs à mettre à place. La plupart sont encore en cours dans les communautés d’agglomération.


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