Les associations des riverains de l’usine de Gédon à Lamentin reviennent à la charge

vie locale
Usine d'équarissage de Gédéon Lamentin
©Guadeloupe La 1ère
« On ne nous entend pas ! » Ils ont tout essayé pour qu'une solution soit trouvée et fasse cesser les nuisances olfactives qu'ils subissent au quotidien mais rien n'y a fait. Mobilisés au sein de leurs associations de défense, les riverains comptent bien se faire vraiment entendre

Ce n'est pas la première fois qu'ils font parler d'eux. Ils le font même depuis longtemps, depuis le lancement du projet en 2014. Une commission de suivi du site devait d'ailleurs être mise en place pour évaluer la présence de l'usine et ses effets sur le site. Prévue en 2017, elle n'a vu le jour que l'an dernier. Pour autant, côté riverain, l'insatisfaction demeure.
Excédé, en septembre dernier, ils étaient à nouveau monté au créneau pour dénoncer "la puanteur à couper le souffle émane de l'usine d'équarrissage de Lamentin"
Des circonstances qui sont toujours d'actualité comme chacun le rappelle à qui veut l'entendre. Les mots d'Arlette et de Patrick résument d'ailleurs ceux de tous les riverains.

Arlette

Patrick

Mais leurs plaintes n'ont pas pour autant poussé l'exploitant à agir promptement, pour mettre fin à leur calvaire. En octobre dernier, il leur a été indiqué que "si des solutions techniques semblent exister à moyen terme pour amoindrir ses odeurs pestilentielles, il revient aux techniciens et aux ingénieurs de faire en sorte que ces odeurs disparaissent définitivement."

Se tourner vers le Préfet et la DEAL

Le Collectif des associations organisait ce samedi 29 janvier 2022 un nouveau rassemblement pour informer la population des dispositions en cours suite à la  manifestation du 23 octobre dernier et soutenir les riverains victimes des pollutions causées par cette unité de traitement des déchets d’abattoir.
Depuis l’installation de cette usine en 2017, à proximité de la Grand Rivière à Goyave, diverses installations (EHPAD, piscine de Ravine-Chaude) se sont ajoutées et les habitants continuent d'être affectés par ces nuisances olfactives.
Les associations de plusieurs sections de la commune ont donc décidé d’envoyer un message fort à la DEAL et au préfet, pour enfin résoudre cette pollution.

Josy Saint-Martin, porte-parole du collectif des associations

Et chacun veut croire que cette fois, ils auront gain de cause.