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Cantines: pas d'explication à l'intoxication mais une nouvelle direction pour l'entreprise de restauration

Trois semaines après l'épisode des carottes suspectes à la cantine, les analyses n'ont pas permis d'expliquer l'épisode d'intoxication alimentaire collective survenu le 28 juin dans le Grand Nouméa. L'entreprise de restauration, mise hors de cause, a toutefois changé d'équipe dirigeante.  

© NC la 1ère
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  • Brigitte Whaap et Nicolas Fasquel, avec F.T.
  • Publié le
«Nous n'avons pas pu remonter à la raison qui a fait que ces enfants ont été malades.» Tel est le constat établi par le Sivap dans l'affaire des carottes râpées à la cantine. Une entrée tellement suspecte que ce 28 juin, les cantinières de plusieurs écoles avaient donné l'alerte. Elles avaient été servies dans d'autres. Des symptômes d'intoxication alimentaire avaient ensuite été relevés chez plusieurs demi-pensionnaires, à Païta puis Nouméa
 
Le responsable du Sivap a détaillé les différentes analyses effectuées. © NC la 1ère
© NC la 1ère Le responsable du Sivap a détaillé les différentes analyses effectuées.
 

«L'enquête n'est pas conclusive»

Trois semaines après, le Service d'inspection vétérinaire, alimentaire et phytosanitaire n'a toujours pas repéré l'origine de cette «Tiac», comme dit le jargon: «La Toxi-infection alimentaire contagieuse est avérée, mais l'enquête n'est pas conclusive», résume Frédéric Gimat, responsable du Sivap. Car selon le rapport qui a été finalement rendu, les analyses n'ont été concluantes ni sur les huit pathogènes les plus courants dans ce type d'intoxication, ni en élargissant le champ des recherches.
 
© NC la 1ère
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Recherches élargies

«Quand les résultats sont rentrés négatifs, on a commencé à investiguer autour, on a recherché d'autres bactéries, poursuit le chef de service. On a fait des analyses aussi bien sur des pesticides, par exemple, que sur ce qu'on pensait être des pseudo-menaces. On a trouvé effectivement des pseudo-menaces mais à des taux faibles, du moins qui n'expliquent pas une toxi-infection alimentaire contagieuse.» 
 
Une des banderoles posées par un groupe de parents devant la Restauration française. © NC la 1ère
© NC la 1ère Une des banderoles posées par un groupe de parents devant la Restauration française.
 

Scandale

Bref, on ne comprend toujours pas ce qui a provoqué chez ces enfants des symptômes tels que des vomissements. Un épisode qui a scandalisé tant les familles que les institutions. Le 11 juillet, la ville de Nouméa diffusait un communiqué dans lequel elle posait ses exigences envers l'entreprise de restauration. Et ce mercredi 18 juillet, une mobilisation avait lieu devant les locaux de la Restauration française. Une action du syndicat FSTCE, mais destinée à relayer des préoccupations de parents, ont expliqué les participants.
 
Bruno Heriche, nouveau directeur de Newrest NC, et Aurélie Gueguen René, vice-présidente Asie-Pacifique. © NC la 1ère
© NC la 1ère Bruno Heriche, nouveau directeur de Newrest NC, et Aurélie Gueguen René, vice-présidente Asie-Pacifique.
 

«Ce rapport n'accable en rien le Groupe»

«Ce rapport confirme que le déjeuner servi le 28 Juin 2018 ne contenait aucun micro-organisme ou substance pathogène reconnu comme tel, et n’accable en rien le Groupe Newrest», retient pour sa part le nouveau propriétaire de la RF. Newrest, qui a changé depuis lundi de direction pour la Nouvelle-Calédonie, s'engage à améliorer le ressenti qualitatif des repas scolaires.

Le reportage de Brigitte Whaap et Nicolas Fasquel.
SUITE INTOXICATION CANTINES


Pétition en ligne

A signaler, encore, qu'une pétition circule en ligne pour interpeller les mairies du Grand Nouméa sur le thème «Mieux manger dans les cantines scolaires, c'est possible mais c'est surtout nécessaire». Initiée par l'association «Une cantine responsable pour tous», elle avait recueilli ce jeudi soir un peu plus d'un millier de signatures. 1 531 985 800

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