Cinq élus du Congrès demandent la suppression de l'obligation vaccinale en Nouvelle-Calédonie

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Quatre des cinq élus dépositaires du texte pour abroger l'obligation vaccinale : Pierre-Chanel Tutugoro, Virginie Ruffenach, Omayra Naisseline et Milakulo Tukumuli. ©DR
Nouvel épisode, dans le dossier de l'obligation vaccinale en Calédonie. Cinq élus annoncent avoir déposé une délibération au Congrès afin de supprimer cette disposition, très contestée. Ils soulignent sa vocation à être temporaire et l'amélioration de la situation sanitaire.

Votée à l'unanimité, contestée, repoussée... L'obligation vaccinale pour tous les Calédoniens majeurs est-elle désormais en passe d'être supprimée ? Cinq conseillers du Congrès, de bords différents, annoncent avoir déposé une proposition de texte pour l'abroger. Ou plus précisément, pour abroger la fameuse délibération 44 CP qui encadre cette vaccination obligatoire. Une dépôt de texte confirmé par le Congrès au 19 novembre.

Ces personnalités politiques s'engagent à titre personnel. Il s'agit de :

  • Virginie Ruffenach, présidente du groupe Avenir en confiance, Rassemblement-LR
  • Pierre-Chanel Tutugoro, chef du groupe UC-FLNKS et Nationalistes avec Eveil océanien, Union calédonienne
  • Omayra Hnaisseline, élue du même groupe, Dynamique autochtone
  • Milakulo Tukumuli, également dans ce groupe, Eveil océanien
  • Guy-Olivier Cuénot, élu AEC, Rassemblement national.

Retour sur le vote du 3 septembre

Dans un même communiqué de presse, ils reviennent sur le vote de cette disposition le 3 septembre dernier, à l'unanimité de la commission permanente au Congrès. "L’objectif de ce texte était alors de donner un signal fort à la population concernant l’importance de se faire vacciner pour se protéger car moins de 20 % de notre population totale était alors vaccinée et compte tenu de la situation sanitaire en Polynésie française."

Les cinq élus rappellent ensuite la détection du variant delta sur le sol calédonien. L'intensification de la vaccination. Puis le report au 31 décembre de l’entrée en vigueur des sanctions pour les secteurs dits essentiels et les personnes à risque.

"Les indicateurs sont meilleurs"

"Aujourd’hui, écrivent les cinq signataires, les indicateurs sont meilleurs (…). 61% de la population totale a reçu un schéma vaccinal complet. Les experts estiment à 35 000 le nombre de personnes immunisées naturellement. On peut alors considérer que plus de 80 % de notre population est ainsi immunisée."

Dans ce contexte, l’obligation vaccinale instaurée par le Congrès puis décalée, doit, selon nous, être abrogée alors même qu’elle avait une vocation temporaire. C’est la raison pour laquelle nous déposons une proposition de délibération pour abroger la délibération 44 CP modifiée.

Les élus déposant la proposition de texte

 

Pour une table ronde politique

"Dans le même temps, ajoutent-ils, nous déposons une proposition de vœu sollicitant le gouvernement de façon à ce qu’il entreprenne une démarche proactive en direction des personnes ayant des comorbidités afin de les sensibiliser aux risques qu’elles encourent. Par ailleurs, dans un souci de cohérence inter-institutionnelle, nous sollicitons la mise en place d’une table ronde réunissant les représentants des groupes politiques du Congrès, l’Etat, et les exécutifs, du gouvernement et des provinces."

Les explications de Dave Wahéo-Hnasson et Gaël Detcheverry :

©nouvellecaledonie