Créé le 1er mars 2019, l’Eveil océanien affiche un peu plus d’une année d’existence et déjà un parcours politique important en Nouvelle-Calédonie. Depuis sa naissance, les prises de position de ce jeune parti ne cessent de créer la surprise et il assume.
Thérèse Waia (A.-C. L.) •
Ni indépendantiste, ni loyaliste, mais libre et force de proposition pour faire évoluer la bipolarisation de la vie politique sur le territoire. La formule appliquée depuis un an par l’Eveil océanien a de quoi désarçonner.
Créé le 1er mars 2019, le parti est vite devenu l’objet de toutes les discussions. Même s’il se défend d’être un parti communautaire, la forte représentation de la population wallisenne et futunienne suscite des interrogations. Sur le sujet, Milakulo Tukumuli, son président, éclairait déjà sur la philosophie de son parti, quelques jours après sa création.
Cela fait 30 ans maintenant que la communauté wallisienne et futunienne fait la balance dans les partis loyalistes. Nous avons suffisamment de maturité, nous sommes capables d’exister politiquement.
- Milakulo Tukumuli, président de l'Eveil océanien, 7 mars 2019.
Les élections municipales de cette année lui ont permis d’engranger quelques sièges dans les quatre communes de l’agglomération. Mais l’alliance au second tour à Païta avec Calédonie ensemble et le Rassemblement pour renverser le maire sortant reste une séquence inédite.