L'élévation du niveau de la mer plus rapide qu'ailleurs dans le Pacifique Ouest

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Ouvéa : quand l'érosion grignote petit à petit l'île la plus proche du paradis
La montée des eaux continue de faire des dégâts à Ouvéa, sur la plus petite des trois îles Loyauté. Elle est particulièrement visible en bord de plage. ©Gaël Detcheverry/ NC la 1ère
Le Giec a publié, lundi 28 février, un second volet de son sixième rapport d'évaluation. Il porte sur les impacts du changement climatique sur les sociétés humaines et les écosystèmes naturels et agricoles. Les îles tropicales et les Outre-mer sont cités à plusieurs reprises.

Les Iliens sont particulièrement soumis à l'augmentation des températures, des sécheresses et des précipitations intenses, ce qui a des conséquences sur leur sécurité alimentaire. Ils sont également très exposés à l'élévation du niveau de la mer, comme au réchauffement et à l'acidification de l'océan. Ce sont quelques-unes des principales informations qui ressortent du second volet du rapport d'évaluation publié, lundi 28 février, par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec).

Le document insiste sur la hausse de la fréquence des submersions marines et de l'érosion côtière, entraînant déclins des zones habitables, pertes de biodiversité et pénuries en eau douce, en raison de la salinisation des sols, en particulier des atolls, même si l'océan ne monte pas partout au même rythme.

Une élévation de 5 mm à 11 mm par an

"Quand on est dans le Pacifique Ouest, on observe, actuellement, une élévation du niveau de la mer, qui est comprise entre 5 mm et 11 mm par an, ce qui est extrêmement rapide. C'est deux fois et demie à trois fois la moyenne globale", note Virginie Duval, autrice principale du chapitre sur les petites îles.

"En revanche, quand on va dans les Caraïbes, on a des élévations du niveau de la mer qui sont à peu près égales à la moyenne globale, soit entre 3 mm et 4 mm. Dans l'océan Indien, nous avons des valeurs d'élévation du niveau de la mer qui sont relativement proches de la moyenne globale pour les îles Maurice et Rodrigues, par exemple", poursuit la chercheuse.

Des vagues qui pénètrent plus loin à l'intérieur des terres

Quelques millimètres d'élévation du niveau de la mer par an, cela peut paraître peu, mais c'est en fait beaucoup. Lors des tempêtes, les vagues entrent beaucoup plus loin dans les terres, jusqu'aux habitations.

En août dernier, le premier volet du sixième rapport publié par le Giec sur les bases physiques du réchauffement climatique a démontré que le dérèglement s’aggrave, partout, à des niveaux sans précédent.

Ecoutez le reportage de Caroline Marie :

Le deuxième volet du sixième rapport du Giec dévoilé