Deux cas en quatorzaine, plus de 1600 injections mardi, sécurité au travail : le point sanitaire du 17 mars

coronavirus
Point presse coronavirus et confinement du gouvernement, 17 mars 2021
Un cadre de la DTE était présent pour parler de la sécurité au travail. ©Christian Favennec / NC la 1ere

Deux personnes ont été testées positives mardi à l'issue de leur quatorzaine en Nouvelle-Calédonie, sans lien avec Wallis. Ce même jour, plus de 1 600 personnes ont été vaccinées. Rappel, également, des règles en matière de prévention du risque Covid au travail.

Hier, mardi, les 309 tests effectués en Calédonie (302 au Sud et sept au Nord) ont révélé deux nouveaux cas. Mais comme dimanche, il s'agit de personnes achevant leur quatorzaine à l’hôtel, en provenance de Métropole, sans lien avec Wallis et Futuna. Sachant qu'aucun test n'a été positif lundi. Soit trois jours de nouvelles plutôt rassurantes.

 

Pic de vaccination

Le porte-parole du seizième gouvernement en charge des affaires courantes, Christopher Gygès, a aussi relaté que 1 612 personnes ont été vaccinées hier, 500 de plus que la veille. «Une performance importante» qui s'inscrit dans l'objectif des 2 000 injections quotidiennes. Au total, 17 380 doses ont été administrées depuis le début de la campagne de vaccination, et un peu moins de 4 000 personnes ont reçu deux injections.


Dès 65 ans

Les critères de vaccination sont ajustés : à partir d’aujourd’hui, la vaccination est ouverte aux plus de 65 ans - et non plus à partir de 75 (retrouvez l'ordre de priorité ici).
Dans son compte-rendu écrit, le gouvernement signale au passage que «toutes les personnes accueillies dans des établissements pour personnes âgées ont pu s’inscrire sur les listes de vaccination en vue d’obtenir un rendez-vous».
Et que, «selon un premier bilan émis par la DASS, 363 personnes âgées et 265 professionnels y exerçant ont reçu au moins une première dose». Ça représente par exemple les deux-tiers des résidents en Ephad (290 personnes) et la moitié % des personnels qui y interviennent.

Toujours le Pfizer

La fameuse plateforme en ligne est annoncée pour le début de semaine prochaine, afin de fluidifier la prise de rendez-vous. Christopher Gygès a mentionné le chiffre «considérable» de 46 000 appels par jour en vue d'une vaccination. En rappelant que la liste des différents centres et les numéros en lien se trouvent sur le site dédié par le gouvernement.
A la question du type de vaccin avec lequel la Calédonie sera approvisionnée dans les semaines à venir, il a été assuré que ce serait encore le Pfizer, reconnu comme le vaccin plus efficace, notamment sur le variant anglais.

Covid, coronavirus, un flacon de vaccin Pfizer en Calédonie, mars 2021
Un flacon de vaccin Pfizer en Calédonie,. ©Gaël Detcheverry / NC la 1ere

 

A quand l'immunité collective ?

Le but de la vaccination est bien sûr de protéger les individus contre les formes graves du Covid, mais aussi d’atteindre le fameux taux d’immunité collective. En clair, quand environ 70 % de la population sera vaccinée, on estime que le virus arrêtera de circuler de manière épidémique. 

«On espère juillet-août »

Pour la Calédonie, Christopher Gygès mise sur quelques mois encore de campagne de vaccination afin d'y parvenir : «On espère atteindre vers juillet-août, je l’espère, les taux qui ont été annoncés par le président du gouvernement, mais on reste extrêmement mobilisés pour que cette campagne de vaccination aille le plus vite possible, qu’on ait les doses le plus rapidement possible, et que les Calédoniens continuent de se faire vacciner.»

Travailleurs et clients masqués, samedi 13 mars, à Nouméa, confinement, coronavirus
Travailleurs et clients masqués, samedi 13 mars, à Nouméa. ©Charlotte Mannevy / NC la 1ere


«Le confinement prime sur le travail»

Pour le reste, il a été ce matin question de sécurité au travail, avec le chef du service prévention des risques professionnels à la DTE, direction du Travail et de l'Emploi. Premier principe, formule Philippe Di Maggio : «Le confinement prime sur le travail.» Mais dès lors qu’un employeur prend la responsabilité de mettre ses salariés au travail, sans entrer en contradiction avec l’arrêté qui encadre le confinement, il doit assurer leur sécurité et protéger leur santé par la prévention, l’information et la formation.

Conditions

Cela sous-entend que le risque a été évalué par l’entreprise au travers d’un plan de continuité de l’activité :

  • le poste occupé par le salarié permet le télétravail ;
  • une distance de un mètre peut être maintenue par les personnes avec port du masque ;
  • il n’y a pas de contact physique.

C’est en fonction de ces trois paramètres que l’employeur peut déterminer si les salariés peuvent ou non travailler. Il ne peut pas exiger la vaccination ou un test PCR négatif. Ces deux données relèvent du secret médical.

Gestes barrirèes face au coronavirus, covid NC, 2021
©Gouvernement NC

 

Difficile port du masque au travail

Philippe Di Maggio le reconnaît : «La plus grosse difficulté que les travailleurs rencontrent dans l'exercice de leur profession, c'est le port du masque». En insistant : «Quand on ne peut pas porter le masque, on ne l'enlève pas, on arrête de travailler.» (écoutez ici l'invité de la matinale radio dédié à cette problématique, ou consultez le site de la DTE).

A propos du confinement

C'est jeudi que l'on attend la décision et l'annonce quant au prolongement, ou pas, du confinement.

Le point presse à retrouver ici: