Des bacs-ferries désormais privilégiés pour desservir le Mont-Dore

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Patrice Faure, haut-commissaire, et Sonia Backès, présidente de la province Sud présentent le projet de bac-ferries entre le Mont-Dore et Nouméa, mercredi 9 mars 2022
Patrice Faure, haut-commissaire, et Sonia Backès, présidente de la province Sud ont présenté ce projet de bac-ferries, mercredi 9 mars. ©Titouan Moal / NC la 1ère
Des bacs-ferries plutôt qu'une nouvelle route, c'est l'option privilégiée par les autorités pour fluidifier et sécuriser la circulation entre le Mont-Dore et Nouméa. La province Sud et le haut-commissariat ont présenté ce projet, mercredi 9 mars. Le premier navire est espéré pour 2024.

Le choix de la province Sud s'est porté sur deux navires de type bac-ferries pour assurer la liaison entre le Mont-Dore et Nouméa. Un genre de navire utilisé pour naviguer dans la Gironde. Pour la collectivité, l'alternative est la solution concrète pour désengorger la circulation aux heures de pointe. La RP1 reçoit ainsi 15 000 usagers par jour, entre Boulari et La Coulée.

"Cela coûte entre 8 et 10 milliards de francs CFP, donc les études sont encore en cours. C'est quatre fois moins qu'une [nouvelle, NDLR] route. C'est quelque chose qu'il est possible d'assumer pour la province, avec l'aide de l'Etat et de l'Europe. Ce sont des choses que nous pouvons financer (…) Nous ne pouvons pas laisser ces 15 000 personnes coupées du monde, avec des risques sanitaires", argumente Sonia Backès, présidente de la province Sud. "C'est la raison pour laquelle le ministre [des Outre-mer Sébastien] Lecornu m'a donné son accord pour que l'Etat participe avec nous, aux études et en fonction du résultat des études, à ce projet."

Des ferries d'une capacité de 150 véhicules

Les navires partiraient de la mise à l'eau voisine de l'école Les Dauphins, au Vallon-Dore, et relieraient le wharf de N'Géa et la route du port Despointes, à Nouméa. Selon la province Sud, la durée quotidienne moyenne de déplacement entre Boulari et le sud de la commune est de 86 minutes par habitant, contre 1 heure pour le reste du Grand Nouméa. A cela s'ajoute l'impossibilité d'emprunter cette route lors d'inondations et de blocages divers. La voie maritime apparait alors comme une vraie solution.

"Cela serait une liaison maritime d'environ 45 minutes qui permet d'emporter à peu près 150 véhicules, soit entre 400 et 500 personnes, toutes les 45 minutes. Cela ne permet évidemment pas de transporter l'ensemble de celles et ceux qui empruntent cette route", reconnaît toutefois Patrice Faure, haut-commissaire.

La fin du projet de viaduc

Les études vont commencer. Le premier bac-ferry de la province Sud est attendu pour 2024. Fin novembre, Philippe Blaise, premier vice-président de l'institution avait dû intervenir pour assurer que la province Sud continuait de "travailler pour améliorer le quotidien des habitants du Mont-Dore".

L'annonce du lancement d'études de trafic pour réaliser une liaison routière en travers de la baie de Koutio-Koueta avait fait polémique. Nina Julié, élue municipale Générations Mont-Dore et l'association Citoyen mondorien y voyaient la confirmation de l'abandon du projet de viaduc de désenclavement du Mont-Dore, estimé à 60 milliards CFP.

Depuis mars 2019, des navettes maritimes ont été mises en place par le Syndicat mixte des transports urbains (SMTU) entre l'école Les Dauphins et Port Moselle.

Retrouvez, ci-dessous, le reportage de Thérèse Waïa et Claude Lindor :

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