Quels sujets abordés par le groupe Leprédour ?

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Politique : le groupe Leprédour
©NG
Les membres du "groupe Leprédour" débutent demain leur série de réunion en visioconférence avec le ministre des Outre-mer à Paris.
Le rendez-vous est prévu à 7h ce jeudi 26 novembre et se déroulera au Haut-Commissariat de la République à Nouméa.
 
Ce format de rencontre en visioconférence avait été établi lors de la dernière visite ministérielle de Sébastien Lecornu.  
Le 29 octobre dernier, le ministre des Outre-mer avait  "embarqué" dix responsables politiques à l’îlot Leprédour pour une séquence de dialogue à huis clos au lendemain du deuxième référendum statutaire. Et pour cause, certaines personnalités ne s’étaient pas adressées la parole depuis des années.
Table ronde politique îlot Leprédour, visite de Sébastien Lecornu
Dix politiques calédoniens et un ministre sur un bateau en baie de Saint-Vincent. ©NC la 1ere

L’objectif de ce "retrait" était de fixer un cadre, un calendrier et un ordre du jour des discussions sur l'avenir institutionnel.
 

Première visioconférence : qui sera présent ?

Les invitations ont été envoyées aux mêmes représentants politiques et institutionnels d'octobre dernier. 5 invitations pour le camp loyaliste, avec le président du gouvernement Thierry Santa, les députés Philippe Gomès et Philippe Dunoyer, le sénateur Pierre Frogier et la présidente de la Province Sud Sonia Backès.
Du côté indépendantiste: le président du Congrès Roch Wamytan a été convié ainsi que  le président de la province Nord Paul Néaoutyine,le président de la province des Iles Loyauté Jacques Lalié et deux dirigeants du FLNKS, Victor Tutugoro pour l’Union Progressiste en Mélanésie (UPM) et Daniel Goa pour l’Union Calédonienne .
Sébastien Lecornu, ministre des Outre-Mer
Sébastien Lecornu, ministre des Outre-Mer en visioconférence depuis Paris ©Sébastien Lecornu

Le président de l’UC sera-t-il présent ?
Dans une lettre ouverte adressée aux Calédoniens, Daniel Goa, président réelu à la tête du mouvement, explique que l'Union Calédonienne a décidé "de ne pas rejoindre les discussions sur l’avenir institutionnel du Pays et cela tant que l’Etat ne se sera pas enfin engagé sur la voie d’une décolonisation qui ne se paye pas que de mots, mais d’actes concrets. »
Argument avancé :  l’Etat ne prend pas en compte les réalités locales et les demandes politiques notamment indépendantistes dans le dossier de rachat de l’usine du Sud.
 

Quels seront les sujets abordés ?

 
Ce premier rendez-vous fait partie des quatre à cinq visioconférences programmées entre Paris et Nouméa.
Celle de demain portera sur l'avenir institutionnel : les conséquences du "oui" et du "non" sur la stratégie industrielle minière et métallurgique.
Le dossier de la reprise de l’usine du Sud devrait être évoqué, puisque les indépendantistes en ont fait un enjeu politique, avec le concept de préalable minier qui avait conditionné le dialogue aboutissant à l’Accord de Nouméa en 1998. La question d’un deuxième préalable minier pourrait donc être sur la table.

Un court délai pour "renouer le dialogue"
L’Etat qui a été fortement critiqué pour s’être mis en retrait lors des campagnes référendaires, l'est encore sur ce dossier "Nickel - rachat de l'usine du Sud". Il ne reste plus que 5 mois pour assurer cette série de rendez-vous sur l'avenir institutionnel durant laquelle l’Etat garantit un cadre de discussions.
Le compte rebours défile avec cette date butoir du 4 avril, date à partir de laquelle, un tiers des élus du Congrès pourra demander l’organisation d’un troisième scrutin d’autodétermination.
 
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