Référendum : la Dynamique autochtone appelle à l’abstention

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Apparition des panneaux dédiés à l'affichage électoral avant le référendum du 12 décembre 2021, à Nouméa. ©Stéphanie Chenais / NC la 1ère
Le parti Dynamique autochtone confirme son positionnement à l'approche de la consultation d'autodétermination maintenue le 12 décembre en Nouvelle-Calédonie : il "fait le choix de s'abstenir", tirant un constat de triple échec vu "la gestion de l'Accord de Nouméa et de son application".

La Dynamique autochtone ne parle pas de non-participation, mais d’abstention. En dehors de ce point de vocabulaire, la consigne donnée à ses militants et sympathisants revient au même que le mot d’ordre lancé par le reste du camp indépendantiste. Le parti présidé par Noël Wamejo, qui a pris une motion en ce sens, appelle en effet à ne pas aller voter le 12 décembre, à ce qu'il considère de toute façon comme "un référendum de forme".

Priorité au vivre-ensemble

Ce positionnement, qui se profilait durant les derniers jours, est confirmé et expliqué dans un communiqué diffusé ce mercredi 24 novembre. Le troisième en quinze jours. Le mouvement y répète ses interrogations "sur ce qui lui paraît le plus important, c’est-à-dire les conditions du destin commun".

Pour toutes ces considérations, Dynamique autochtone fait le choix de s’abstenir et appelle la population à l’abstention.

Communiqué de Dynamique autochtone, en date du 24 novembre

Critiques envers l'Etat, le FLNKS et les loyalistes

"Au regard de la situation actuelle du pays, Dynamique autochtone tire un constat d’échec de la gestion de l’Accord de Nouméa et de son application", est-il écrit :

  • "échec de l'Etat français", dont la décision de maintenir le référendum à la date prévue "dévoile sa fausse neutralité et le manque de concertation avec les partenaires".
  • "échec du FLNKS" qui, "en politisant la lutte du peuple kanak (…) n'a pas su convaincre la majorité du peuple calédonien à épouser le combat du peuple autochtone".
  • "et échec de la gestion politico-économique des loyalistes qui n'a pas résorbé les inégalités sociales et au contraire, a creusé plus d'écarts dans la population".

En 2020, pour la deuxième consultation, le mouvement issu notamment du LKS s'était distingué en appelant à voter Non.