La suspension des vols réguliers prolongée au 24 octobre, un «dispositif simplifié» à partir du 1er août pour Paris et Sydney

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Avion Aircalin au dessus de Sydney
Un avion Aircalin au-dessus de Sydney. ©DR
Encore trois mois sans vol commercial. Entre le 1er août et le 24 octobre, la Nouvelle-Calédonie devra se contenter de rotations programmées depuis ou vers la Métropole et Sydney. La quatorzaine à l'arrivée sur le Caillou est maintenue, aux frais du gouvernement, avec un plafond de 300 chambres.
Il faudra se passer pendant encore trois mois (au moins) de vols réguliers au départ et à l’arrivée de Tontouta. Entre le samedi 1er août et le samedi 24 octobre, les Calédoniens devront se contenter de rotations programmées depuis ou vers la Métropole et Sydney en Australie. Le gouvernement a en effet «prolongé l’arrêté de suspension des programmes d’exploitation des services aériens réguliers internationaux au départ et à destination de la Nouvelle-Calédonie».
 

Protection

Une mise sous cloche qui date, rappelons-le, du vendredi 20 mars et qui vise à nous protéger de la pandémie de Covid-19. Or, le coronavirus «continue de se propager dans le monde». Ces vols réservés à l’Hexagone et à la capitale du New South Wales «s’organiseront selon un dispositif simplifié de gestion des départs et des entrées qui entrera en vigueur à compter du 1er août», détaille l’exécutif dans un communiqué. 
 
Aéroport Tontouta recadré
L'aéroport de Tontouta juste avant la suspension des vols. ©NC la 1ere
 

En termes de fréquence

  • Un vol par semaine en provenance de Paris, via Tokyo. Selon la demande et en fonction des capacités d’accueil en quatorzaine hôtelière, jusqu’à deux vols supplémentaires pourront être organisés. 

  • Trois vols par semaine à destination de Paris, via Tokyo. 

  • Un vol toutes les deux semaines en provenance et à destination de Sydney. 


Même quatorzaine

«La commercialisation des billets sera gérée par les compagnies aériennes Air France et Aircalin, et les points de vente habituels, tandis que la quatorzaine hôtelière obligatoire restera à la charge logistique et financière du gouvernement, à travers son poste de commandement opérationnel», développe le communiqué de la Nouvelle-Calédonie. 
 

Un plafond de 300 chambres

Attention, «le flux des passagers entrants sera conditionné par le nombre de places disponibles en quatorzaine hôtelière, plafonné à 300 chambres». Le test de dépistage à l’issue de la quatorzaine est maintenu. A ce jour, la Calédonie a décompté 22 cas de Covid-19.
 
Hôtel réquisitionné, coronavirus, Méridien, 20 juillet 2020
Le Méridien réquisitionné pour le confinement des arrivants, 20 juillet 2020. ©Françoise Tromeur / NC la 1ere
 

Concrètement

«Toute personne désirant venir en Nouvelle-Calédonie à compter du 1er août, ou en partir, doit contacter son point de vente habituel ou les compagnies aériennes Air France ou Aircalin pour acquérir un titre de transport et/ou confirmer sa réservation.» Les formulaires de signalement des candidats au rapatriement, de recensement des candidats au départ, ainsi que le centre d'information du public (avec le numéro vert 05 05 05) seront désactivés le 1er août. Restera l’adresse électronique arriveedepartnc@gouv.nc.
 

Côté mer, toujours pas de croisière

Le transport maritime international de passagers reste suspendu. 
La navigation des paquebots, bateaux de pêche et navires de plaisance arrivant de l’international dans nos eaux intérieures et territoriales est interdite. Cela ne concerne pas les porte-conteneurs, minéraliers et pétroliers, ni «les navires déjà présents, qui seraient amenés à quitter les eaux de la Nouvelle-Calédonie, puis à y entrer de nouveau, dès lors qu’ils n’effectuent pas d’escale à l’étranger et que l’équipage n’a pas de contact avec les personnes embarquées sur un autre navire venant des eaux internationales».
 
Chargement de minéralier à Houaïlou, SMCM, Ballande, avril 2020
©Camille Mosnier / NC la 1ere
 

«Passage inoffensif»


Le «passage inoffensif» dans les eaux territoriales n’est pas interdit. Des dérogations sont accordées sur autorisation du gouvernement et du haussariat. 
Quant aux navires de plaisance battant pavillon français, sur lesquels sont embarqués des résidents calédoniens, ils sont autorisés à entrer dans nos eaux territoriales sous conditions : 
    •    se signaler auprès du centre de coordination de sauvetage (MRCC Nouméa) ;
    •    se rendre directement à Nouméa (seul point d'entrée sur le territoire) dès l'entrée dans les 
eaux calédoniennes ;

    •    respecter un confinement de tous les passagers et membres d'équipage pendant quatorze jours (à bord du navire ou dans un hôtel réquisitionné). 

 

Relève des équipages

Depuis le 19 juin, le protocole mis en place par la Dass pour les personnels navigants de cabine, et les professionnels de santé qui accompagnent les Evasans, est étendu aux relèves d’équipage maritime. Ils ne sont pas soumis à la quatorzaine, mais à une auto-surveillance très régulière et à un test de dépistage renouvelé tous les quatorze jours. 


Le résumé d'Isabelle Braouet et Claude Lindor :
©nouvellecaledonie
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