Les élus de Saint-Pierre et Miquelon appellent à un déconfinement anticipé dans l'archipel

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©Philip Grondin
Dans un communiqué commun paru ce vendredi 17 avril, l'ensemble des élus de la collectivité d'Outre-mer proposent "un déconfinement anticipé, mais contrôlé" à Saint-Pierre et Miquelon. Ils ont demandé au préfet Thierry Devimeux de faire remonter leur appel auprès du gouvernement. 
Et si Saint-Pierre et Miquelon n'était pas confiné jusqu'au 11 mai ? C'est en tout cas le souhait des autorités locales.

Dans un communiqué de presse mis en ligne ce vendredi 17 avril, l'ensemble des élus de l'archipel demandent la mise en place d'un "déconfinement anticipé" sur le territoire, au vu de la situation sanitaire actuelle.

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"Les mesures nationales, adossées aux mesures locales, ont montré leur efficacité et ainsi permis de préserver, jusqu'ici, l'archipel d'une propagation dans la population du Covid-19" écrivent-ils. Jusqu'à présent, Saint-Pierre et Miquelon est en effet relativement épargné par la pandémie de Covid-19. Un seul cas avéré et contenu a été recensé.
 


Un déconfinement "contrôlé"


Citant l'avis du conseil scientifique du 8 avril, qui affirme qu'un "déconfinement prudent et progressif peut se discuter" dans certains territoires, les élus proposent "un déconfinement anticipé, mais contrôlé", désormais envisageable selon eux. Ce constat intervient à l'issue d'une réunion de travail sur le sujet menée le mercredi 15 avril.


" Un déconfinement prudent, et progressif, tant qu’aucun cas n’est déclaré hors quatorzaine, peut se discuter. L’idée serait alors d'isoler sanitairement les territoires plutôt que leurs habitants. " - Extrait de l'avis du conseil scientifique


Ils préconisent néanmoins un maintien des mesures sanitaires actuellement en place à l'entrée du territoire (quatorzaine stricte pour les nouveaux arrivants, tests PCR obligatoires à l'issue des 14 jours, limitation des vols commerciaux). 

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Le député Stéphane Claireaux, le sénateur Stéphane Artano, le président de la collectivité Stéphane Lenormand, les maires de Saint-Pierre et de Miquelon-Langlade Karine Claireaux et Danièle Gaspard, ainsi que le représentant du conseil économique social et environnemental Yannick Cambray ont tous signé cet appel.  

 

L'État à la manoeuvre


Les signataires de l'avis en ont conscience, la décision de déconfiner ou non la population de Saint-Pierre et Miquelon ne revient pas aux autorités locales. 

"Cette mesure nécessite de recueillir l'accord du gouvernement et la modification du décret qui fixe au 11 mai la date de début de déconfinement sur l'ensemble du territoire national" écrivent-ils dans leur communiqué. "Les élus ont demandé au préfet de l'archipel de faire remonter le souhait du territoire auprès du gouvernement."