LE SMA, privilège de l’Outre-mer

défense
Depuis 1961, l’armée propose aux jeunes ultramarins le « service militaire adapté », un système qui permet d’allier service militaire et formation professionnelle. Sa devise : « La réussite par le travail et l’effort ».
La conscription obligatoire a pris fin en 1997, mais pas question pour autant de supprimer le service militaire adapté, qui bat tous les records d’intégration professionnelle pour les milliers de jeunes bénéficiant chaque année de cette formation. Au contraire, en février 2009, Nicolas Sarkozy a annoncé le doublement de la capacité d’accueil des différents centres, pour passer de 2900 à 6000 places par an.

L’idée de départ du général Nemo, commandant supérieur de la zone Antilles-Guyane et créateur du SMA en 1961, était de conjuguer formation militaire et formation professionnelle pour favoriser le développement économique de la région. Quarante ans plus tard, le SMA poursuit sa mission sur la base du volontariat, et dans tous les territoires d’Outre-mer.

Au-delà du savoir-faire technique dans des domaines aussi variés que l’agriculture, le bâtiment, la mécanique, la sécurité ou la restauration, l’objectif est d’acquérir un « savoir-vivre », une discipline de vie basée sur les habitudes militaires. La méthode est efficace puisque près de 80% des jeunes sont directement intégrés au monde du travail en sortant du SMA. Un chiffre à faire pâlir d’envie n’importe quel centre de formation.

Le service militaire adapté offre plusieurs types de formations reconnues par le ministère de l’Education nationale : stagiaire, technicien ou engagé. Chaque statut s’adresse à un profil particulier. Le volontaire stagiaire du SMA est plutôt un jeune en échec scolaire en fin de 3° qui souhaite intégrer rapidement le monde du travail. Le volontaire technicien du SMA s’adresse aux jeunes ultramarins de niveau bac qui souhaitent intégrer une formation plus longue, de deux ans renouvelables. Enfin, les engagés volontaires du SMA concerne les titulaires d’une formation de bon niveau (CAP, BEP, Bac pro, compagnons du tour de France). Ils sont recrutés pour une période de deux à cinq ans avec le statut d’engagés volontaires. Après trois mois de formation militaire, ils sont pris en charge par le 21e régiment d’infanterie de marine de Fréjus puis deviennent à leur tour moniteurs en Outre-mer ou à Périgueux.
Régiments proposant le Service militaire adapté

Régiment du service militaire adapté de la Martinique
Régiment du service militaire adapté de la Guadeloupe
Régiment du service militaire adapté de la Guyane
Régiment du service militaire adapté de la Réunion
Régiment du service militaire adapté de Mayotte
Régiment du service militaire adapté de Nouvelle-Calédonie
Régiment du service militaire adapté de Polynésie française

Le SMA dépend du ministère de l’Outre-mer