Kassav enflamme le Zénith de Paris

musique
kassav_zenith1
©Maïté Koda / Outremer 1ere
Kassav était au Zénith de Paris pour la première date de son Mawonaj tour. Le groupe à offert à son public survolté un show de plus de trois heures, pour son plus grand bonheur.
Il aura suffit de quelques notes égrenées sur un clavier. En quelques secondes, la moiteur du Zénith n’incommode plus personne. Les mains cessent d’agiter frénétiquement les prospectus glanés dans les allées du parc de la Villette et se lèvent pour applaudir à tout rompre. Plus besoin d’éventail, après tout, "on ne va quand même pas se plaindre de la chaleur à un concert de Kassav", s'esclaffe un groupe de étudiantes, venues entre copines "pour se défouler, danser tant qu'on peut".
 

 "Ils mettent tout le monde d'accord"

Dans la salle, on trouve évidemment  des originaires des Antilles. Beaucoup sont venus en famille, entre oncles, sœurs et belle-famille. "C'est le seul concert qu'on puisse faire comme ça. Kassav, c'est transgénérationnel", confie Anne Sophie, la trentaine venue avec sa mère et ses petites sœurs. "Ils mettent tout le monde d'accord".
 
Sur scène, ils sont une quinzaine et effectivement, ils ne tardent pas à mettre tout le monde … debout. Avec un savant mélange de classiques (Siyé Bwa, Oh Madiana, Soleil…) et d'extraits de leur dernier album Sonje, le groupe connaît trop bien les attentes de son public pour s'en affranchir. Le show est rodé, les arrangements sont classiques mais efficaces. Jean-Philippe Marthely est un redoutable maître de cérémonie, parvenant en quelques mots à obtenir de son public une cohésion totale. "A gauche", "à droite", "levez les mains", "tapez des pieds" jusqu'à agitez "mouchoirs, soutien-gorge,  strings ou casquettes" pour faire l'hélicoptère : en deux temps trois mouvements, les 6 500 personnes se retrouvent mains dans la main à osciller au rythme de ses directives.
 

Une pensée pour Thierry Dol

Profitant d'un des rares, sinon l'unique, temps calme, Jocelyne Beroard prend la parole et dédicace son morceau "An limié" à l'otage martiniquais Thierry Dol. "Le 13 juin, cela fera 1 000 jours qu'il sera détenu par Aqmi, rappelle-t-elle. J'aimerais  lui dédier ce morceau, parce que je pense qu'il doit y avoir des jours où il doit être un peu dans cet état d'esprit."
 
Après déjà trente-quatre ans de carrière, le groupe français ayant vendu le plus grand nombre d'albums à travers le monde prouve une nouvelle fois, s'il en était besoin, qu'il reste au sommet. Malgré la disparition de Patrick Saint-Eloi, à qui ils ont dédicacé leur nouveau titre Sonjé, malgré l'absence de diffusion sur les grandes radios nationales, malgré le temps qui défile et laisse ses marques, chanteurs comme musiciens continuent de susciter la même adhésion. Leurs morceaux les plus emblématiques, s'ils ne sont jamais revisités, sont repris en chœur par une salle chauffée à blanc.  Le public du Zénith les connaît, les aime, les a pour la plupart déjà vus sur scène et redemande la même chose. Pourquoi changer?
 

Mawonaj

Jocelyne Berouard l'expliquait le 13 mai sur Radio Martinique 1ere: ce Mawonaj tour tire son nom d'une révolte envers l'industrie de la musique, qui les enjoint - en vain- à suivre les dernières tendances du milieu. Il se poursuit samedi et dimanche, toujours à Paris. La salle est déjà complète pour le 8 juin, il ne devrait pas rester beaucoup de places disponibles pour le 9… Un joli score, qui  ne surprend plus personne. Un nouveau pied de nez des ces Nègres marrons, rebelles depuis déjà trois décennies…

Jocelyne Berouard
©Arrivée de Kassav sur scène
Arrivée de Kassav sur scène
©Maïté Koda / Outremer 1ere
Jacob Desvarieux
©Maïté Koda / Outremer 1ere
La section cuivres  au complet!
©Maïté Koda / Outremer 1ere
La joie communicative de Jocelyne Berouard
©Maïté Koda / Outremer 1ere
Jean-Philippe Marthély
©Maïté Koda / Outremer 1ere
Jacob Desvarieux
©Maïté Koda / Outremer 1ere
Georges Decimus
©Maïté Koda / Outremer 1ere
Georges Decimus1
©Maïté Koda / Outremer 1ere
Les choristes
©Maïté Koda / Outremer 1ere
Jean-Philippe Marthély
©Maïté Koda / Outremer 1ere
Philippe Joseph Kassav
Philippe Joseph ©Maïté Koda / Outremer 1ere
Jean-Claude Naimro
Jean-Claude Naimro ©Maïté Koda / Outremer 1ere
Jean-Claude Naimro
Jean-Claude Naimro ©Maïté Koda / Outremer 1ere
Jean-Philippe Marthely
Jean-Philippe Marthely ©Maïté Koda / Outremer 1ere
Jocelyne Berouard
©Maïté Koda / Outremer 1ere
Jean-Claude Naimro au chant et Georges Décimus à la basse
©Maïté Koda/ Outremer 1ere
Pendant ce temps, Jean-Philippe Marthély se met au clavier...
©Maïté Koda/ Outremer 1ere
Quand les choristes deviennent danseurs...
©Maïté Koda / Outremer 1ere
Choriste et danseur...
©Maïté Koda / Outremer 1ere
Finalament tout le monde s'y met!
©Maïté Koda / Outremer 1ere
Le public est aux anges
©Maïté Koda / Outremer 1ere
Tout le monde obéit  aux consignes et se tient par la main...
©Maïté Koda / Outremer 1ere
L'heure du rappel: Jean-Claude Naimro se rapproche du public
©Maïté Koda / Outremer 1ere
Toutes les générations communient
©Maïté Koda / Outremer 1ere
Hélicoptère...
©Maïté Koda / Outremer 1ere
Trois heures de show, ça épuise!
©Maïté Koda / Outremer 1ere
Jusqu'au bout
©Maïté Koda / Outremer 1ere
Profiter du moment
©Maïté Koda / Outremer 1ere
Enfin les cuivres se rapprochent...
©Maïté Koda / Outremer 1ere
Au revoir et à bientôt!
©Maïté Koda / Outremer 1ere



Les Outre-mer en continu
Accéder au live