Air Caraïbes réclame des aides d'Etat pour être à égalité avec ses concurrentes

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Air Caraïbes
Un des avions de la compagnie Air Caraïbes ©CC-BY-NC ALEXANDRE PRÉVOT

Air Caraïbes et French Bee, les deux compagnies aériennes du groupe Dubreuil, demandent de l'aide à l'Etat, assurant être les seules de leur secteur à ne pas avoir encore obtenu de soutien public face à la crise du virus.

"Nous demandons à l'Etat d'être aidés parce que nous avons subi quelque chose d'exceptionnel et parce que nous subissons les conséquences de mesures qu'il a prises", a déclaré Marc Rochet, vice-président d'Air Caraïbes et président de French Bee, dans une interview publiée samedi sur le site de La Tribune.

Marc Rochet
Marc Rochet, président du directoire d'Air Caraïbes ©Outremer 1ère


Depuis le déclenchement de la crise sanitaire, voici plus d'un an, la France a considérablement limité les voyages depuis et vers l'étranger. L'aéroport d'Orly, notamment, a été fermé pendant trois mois en 2020. Ces mesures ont plombé le secteur aérien et M. Rochet estime que ses compagnies ont perdu "plusieurs années de bénéfice". Il prévoit un retour dans le vert pour 2022, mais justifie sa demande d'aides publiques par le fait que tous ses concurrents en ont reçues, à commencer par le géant Air France.


"Quand on fait un geste pour Air France, Air Austral ou Corsair, il faut que ce soit à peu près la même chose pour tout le monde", a estimé M. Rochet, sans dire combien ses compagnies avaient demandé à l'Etat. Il s'est prononcé pour une indemnisation commune à tout son secteur, prenant l'exemple des remontées mécaniques.

M. Rochet a indiqué par ailleurs que Dubreuil n'était pas pressé de chercher un nouveau candidat auquel ouvrir son capital après l'échec d'une alliance avec l'armateur CMA-CGM en début d'année. "Ce n'est pas la priorité", a-t-il déclaré, précisant que des discussions se poursuivaient avec CMA-CGM pour de simples accords, sans être pour autant "intense(s)".