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Chômage en Outre-mer : l'écart "reste marqué" avec la métropole, selon l'Insee

L'écart entre le taux de chômage de l'Hexagone et celui des Outre-mer (Martinique, Guadeloupe, La Réunion, Guyane et Mayotte) "reste marqué", selon l'Insee, celui des Outre-mer étant au minimum le double de celui la métropole, et même quasiment multiplié par 4 à Mayotte.
 

  • La 1ère (avec AFP)
  • Publié le , mis à jour le

Martinique

Alors que le taux de chômage s'établit à 9% en 2018 dans l'Hexagone, il atteint 18% en Martinique (20% lors de la dernière étude en 2014), territoire où il est "le plus contenu outre-mer", note une étude de l'Insee publiée lundi. "Le halo du chômage", ces personnes qui souhaitent travailler mais ne cherchent pas activement ou ne sont pas disponibles, équivaut quant à lui à près de 90% du volume des chômeurs contre moins de 60% en métropole.
 

Guadeloupe

Le taux de chômage en Guadeloupe s'établit à 23 % (24% en 2014), et le chômage des moins de 30 ans reste très élevé, avec 47% de la population active. Le "halo autour du chômage" est comparativement moins important qu'en Martinique, représentant 70% du nombre de chômeurs en 2018.
 

Guyane

En Guyane, le taux de chômage s'est abaissé de 22% en 2014 à 19% en 2018. Et celui des moins de 30 ans reste le plus faible des DOM (32%), mais encore deux fois supérieur à celui de la France métropolitaine. Les effectifs du "halo autour du chômage" représentent près du double du nombre de chômeurs.
 

La Réunion

À La Réunion, marquée fin 2018 par un mouvement des "gilets jaunes" contre les inégalités sociales, le taux de chômage s'établit à 24% (26% en 2014), mais celui des moins de 30 ans se maintient à 42%. Et le halo du chômage équivaut à 80% de l'effectif des chômeurs.
 

Mayotte

Avec un taux de chômage à 35% (20% en 2014), Mayotte se distingue nettement des autres territoires avec une situation qui s'est fortement dégradée en quatre ans "du fait notamment de la forte croissance démographique", souligne l'Insee.

Dans "un contexte de structuration progressive du marché du travail" après la départementalisation de 2011, "le nombre d'inactifs dans le halo autour du chômage diminue, au bénéfice de la population active", contribuant aussi à "la forte augmentation du chômage entre 2014 et 2018", ajoute l'Insee. Et le mouvement social de mars et avril 2018 contre l'insécurité et pour le rattrapage social a aussi entraîné à la hausse le taux de chômage au premier semestre 2018, précise l'Insee.

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