Eramet en hausse : la Bourse optimiste pour le nickel en Nouvelle-Calédonie

nickel
SLN 25 fer et nickel Eramet A. Jeannin
"Chips" de ferronickel calédonien SLN 25 [Eramet] pour l'acier inoxydable ©Alain Jeannin

Après avoir perdu près de 10 % hier en raison de la situation difficile de sa filiale calédonienne du nickel, Eramet est reparti de l’avant mercredi à la Bourse de Paris. Finalement, la SLN a enregistré des progrès significatifs.

Trois grandes usines et un Territoire qui est décrit comme la "Grande Terre du nickel". Au-delà des passions qui ont exacerbé les tensions, la Nouvelle-Calédonie reste un exemple. Elle offre une production responsable, indispensable à l’industrie mondiale de l’inox et à celle des batteries pour les véhicules électriques. A travers une expertise reconnue et centenaire, celle des mineurs et des métallurgistes calédoniens.

La Bourse de Paris temporise

Les investisseurs ont donc relativisé et la Bourse a temporisé. Le communiqué du groupe Eramet de lundi annonçait à la fois l’avancée significative du plan de sauvetage de la SLN, et les difficultés du premier producteur mondial de ferronickel. Ses sites miniers sont encore partiellement bloqués et l’usine produit peu de nickel. Mais une sortie de crise apparait possible , elle et souhaitée par l'ensemble des responsables calédoniens, indépendantistes et loyalistes.

Dans ce contexte, et alors que les cours mondiaux du nickel repartent à la hausse, la Bourse a, dans un premier temps, sanctionné la situation, ne voyant que les difficultés de la SLN, c'est à dire le verre à moitié vide.

Plusieurs indicateurs ont permis d’inverser la tendance. Mercredi. Eramet est reparti à la hausse.

La reprise des discussions autour d’études environnementales complémentaires pour l’usine du Sud, perçue comme une reprise du dialogue et une baisse des tensions.

La hausse des cours du nickel qui approche les 18.000 dollars la tonne, et Eramet en produit aussi en Indonésie.

Le sentiment que l'Etat soutiendra encore l'industrie calédonienne, partie prenante de la transition énergétique et de l'industrie européenne des batteries et de l'inox.

Le pari sur le bon sens calédonien qui devrait finir par l’emporter, alors que les trois usines et leurs mines assurent au Territoire des milliers d’emplois indispensables à son économie.

Les bons résultats de la SLN au dernier semestre qui montrent que son plan de sauvetage peut fonctionner et que l'entreprise peut être rentable avec sa production propre et de haute qualité destinée à l'industrie de l'acier inoxydable, notamment en Europe.

"Sauvetage inéluctable de la SLN" (Oddo BHF)

De son côté, l'analyste franco-allemand Oddo BHF se montre optimiste, même si le bureau d'études reconnait que la situation financière et opérationnelle du groupe "demeure compliquée".

"Nous anticipons dès 2021 la mise en place de catalyseurs (sauvetage inéluctable de la SLN, solution industrielle pour les aciers spéciaux Auber&Duval, assainissement graduel du bilan) tandis que la remontée du cours du nickel  (SLN) et du manganèse (Comilog) est désormais tangible", indique Oddo BHF. 

Cours du nickel  au LME de Londres, le 13/01/2021 à 12:00 GMT
17.730 dollars/tonne +0,40 %. Depuis le 01/01/2021 +6 %.

Eramet : cours de l'action à la Bourse de Paris: 43,95 euros +3,17 %


 

 
 

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