Près de 3.000 jeunes volontaires vont expérimenter la première phase du futur service national universel (SNU) en juin prochain dans 13 départements "pilotes", dont la Guyane, avant une montée en puissance progressive, a annoncé à l'AFP le secrétaire d'Etat en charge du dossier, Gabriel Attal.
La 1ère (avec AFP) •
Le SNU, promesse de campagne d'Emmanuel Macron, doit s'organiser en deux temps: une phase allant jusqu'à un mois obligatoire, pour les jeunes de 16 ans, puis une phase facultative d'une durée de trois à douze mois. Pour permettre de mieux dessiner ses contours, le gouvernement va appeler dès cette année quelque 200 jeunes volontaires, âgés de 16 ans, dans chacun des 13 départements test, qui expérimenteront la première phase du SNU. Un département par grande région métropolitaine et un en Outre-mer, la Guyane.
A l'automne dernier, des jeunes du bassin de Cayenne avaient été consulté sur ce qu'il souhaitaient voir, consulter et apprendre pendant ce SNU.
Ces jeunes pourront ensuite effectuer la seconde phase du SNU, entre juillet 2019 et juin 2020, en participant à une mission générale dans une association ou une collectivité locale, pendant quinze jours consécutifs ou avec des heures réparties tout au long de l'année.
Le SNU est vivement critiqué par plusieurs organisations représentatives de la jeunesse, dont les syndicats d'étudiants, la Fage et l'Unef, qui s'interrogent sur son caractère obligatoire et surtout sur son coût. Si la première phase test aura un coût "marginal", selon M. Attal, son coût final n'est pas encore connu. Il a pour l'instant été estimé, au plus bas, à 1,7 milliard d'euros par an.