"Ma thèse en 180 secondes" : retrouvez les prestations de la Martiniquaise Malory Beaujolais et du Guadeloupéen James Larrouy

sciences
James Larroury et Malory Beaujolais
©Université des Antilles

Les deux doctorants ont participé à la finale nationale de ce concours de vulgarisation scientifique jeudi 10 juin en région parisienne. C'est la première fois que l'Université́ des Antilles est représentée à ce stade de la compétition.

La finale du concours "Ma thèse en 180 secondes" s’est tenue jeudi 10 juin à Boulogne-Billancourt, en région parisienne. Les doctorants ont eu trois minutes pour vulgariser leur sujet de recherche auprès d’un public profane. Cette année, deux Antillais, la Martiniquaise Malory Beaujolais et le Guadeloupéen James Larrouy, se sont hissés à ce niveau. C'est la première fois que l'Université́ des Antilles est représentée à ce stade de la compétition. S’ils n’ont pas démérité, ils n’ont pas remporté le titre.

Des bactéries pour dégrader les polluants

Malory Beaujolais est doctorante en électrochimie au laboratoire des matériaux et des molécules en milieu agressif (L3MA) à l'Université des Antilles, à Schoelcher. Elle travaille sur la "conception d'un dispositif bio-électrochimique pour la dépollution des environnements contaminés en Martinique." Incompréhensible ? Pas quand c’est elle qui l’explique avec des mots simples.

"Le but de ma recherche est d’utiliser des supers bactéries du futur pour dégrader le polluant du passé", explique-t-elle. L’idée ? Trouver un moyen pour dégrader durablement les polluants présents dans les sols, et notamment le chlordécone. Selon ses recherches, la solution pourrait se trouver… en Martinique. Plus précisément dans la boue de la mangrove, riche en bactéries.

Retrouvez la prestation de Malory Beaujolais ici :

Des maths pour mettre son réveil le plus tard possible

James Larrouy est doctorant en mathématiques. Il est membre du Laboratoire de Mathématiques Informatique et Applications (LAMIA) de l'​Université des Antilles. Sa thèse s’intitule "Outils avancés en analyse multivoque et leurs applications".

Au cours d'une présentation très théâtrale, le Guadeloupéen transforme avec brio les problèmes mathématiques complexes sur lesquels il travaille en une interrogation très simple : comment maximiser son temps de sommeil, tout en limitant le risque d’être en retard ?

Retrouvez la prestation de James Larrouy ici :


Une très belle expérience

Même s’il n’a pas remporté le concours, James Larrouy est fier d’avoir montré "qu’à l’Université des Antilles on produit de la science, et de la science de qualité". Le doctorant tient à encourager d’autres étudiants à participer à ce concours, qui est "très bénéfique pour soi et qui permet de se tester en tant que futur chercheur". "Ma thèse en 180 secondes" est aussi l'occasion de rencontrer des chercheurs d'autres universités, pour potentiellement développer des collaborations ensuite.

C’était une très grande fierté de pouvoir représenter la Guadeloupe et plus largement les Antilles au niveau national.

James Larrouy


"C’était une très belle expérience, abonde Malory Beaujolais. Echanger avec les différents candidats sur leurs parcours, sur leurs recherches, sur leurs diffcicultés… Je ne suis pas déçue parce que l’expérience est très belle."

C’est Paul Dequidt, de l'Université confédérale Léonard de Vinci XLIM de Poitiers, qui a remporté la finale avec sa thèse sur "L'analyse de données RMN multimodales par intelligence artificielle pour la discrimination binaire du grade du gliome". Il participera à la finale internationale le 30 septembre prochain, à Paris.

Regardez le reportage d'Ismaël Mohamed Ali