Madagascar : le chef de la diplomatie française salue une "dynamique nouvelle"

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Le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian
Le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian ©Alain JOCARD / AFP
Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, en visite depuis jeudi à Madagascar, a salué une "dynamique nouvelle" entre les deux pays, malgré le différend sur les îles Eparses.
 
"La France veut bâtir un rapport nouveau au continent africain, (...) à l'océan Indien et cela passe nécessairement par le renforcement de notre coopération avec Madagascar", a déclaré Jean-Yves Le Drian, vantant une "dynamique nouvelle".
 

Un clou dans la chaussure

"Nous devons poursuivre le dialogue dans un esprit de confiance" avec Madagascar, "essayer de part et d'autre de trouver des solutions satisfaisantes pour nos deux pays", a-t-il ajouté jeudi au sujet des îles Eparses, archipel français situé dans le canal du Mozambique, dont les deux pays se disputent la souveraineté.  "On ne transige pas sur la souveraineté mais on est ouvert à des solutions communes sur les autres sujets comme la pêche, la protection de la biodiversité par exemple", a précisé une source française sous couvert d'anonymat.

Jeudi, le gouvernement français a annoncé avoir définitivement arrêté les forages pétroliers maritimes en France, en refusant de prolonger un permis de recherche au large des îles Éparses.
 

Aide au développement

Le ministre français des Affaires étrangères, qui s'est entretenu avec le président malgache Andry Rajoelina, a par ailleurs annoncé à Madagascar 240 millions d'euros "soit en dons, soit en prêts" pour "lutter contre le retard de développement extrême" de la Grande Ile, l'un des pays les plus pauvres au monde. Vendredi, il a rencontré le maire de la capitale Antananarivo, Naina Andriantsitohaina, du camp du parti du président Rajoelina, qui a décroché le contrôle de la municipalité en novembre.
 

Autre déplacement          

Après l'île Maurice et Madagascar, le chef de la diplomatie française est attendu samedi au Mozambique, où le groupe français Total investit massivement en vue de l'exploitation de gisements de gaz sous-marins dans le nord du pays, en proie à une insurrection islamiste depuis fin 2017. "La situation est préoccupante (dans le nord) mais pas à un niveau où l'autorité de l'Etat est remis en cause", a estimé une source française.

"Nous sommes (...) attentifs à la menace terroriste qui se développe dans des zones où elle n'était pas présente. C'est quelque chose qui nous préoccupe mais le renforcement de notre coopération sécuritaire n'est pas au centre de notre action", a ajouté cette source. Les violences dans le nord du Mozambique ont fait plus de 700 morts, selon Médecins sans frontières (MSF), l'une des rares organisations non gouvernementales à travailler dans la région.
 
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