Congrès : Calédonie ensemble souhaite que la présidence aille à Annie Qaeze

congrès de nouvelle-calédonie
Zones franches, congrès, 16 avril 2021, Calédonie ensemble
Elus du groupe Calédonie ensemble au Congrès, dont Annie Qaeze à droite de l'image. ©NC la 1ere
Qui sera désigné président ou présidente du Congrès de la Nouvelle-Calédonie, le 28 juillet ? Si la candidature de Roch Wamytan semble actée côté indépendantistes, les groupes Avenir en confiance et Calédonie ensemble ne s'entendent pas encore pour une liste unique. CE défend le choix d'Annie Qaeze.

Deux groupes loyalistes au Congrès, deux prétendantes au perchoir ? L’Avenir en confiance et Calédonie ensemble doivent discuter d’une éventuelle liste commune, pour le renouvellement du bureau qui aura lieu boulevard Vauban le mercredi 28 juillet. Une liste non indépendantiste qui pourrait alors recevoir le soutien décisif des trois élus Eveil océanien

Mais chacun des deux groupes défend sa candidate, face au président actuel Roch Wamytan qui espère conserver le fauteuil. Alors que Virginie Ruffenach est positionnée côté AEC, Calédonie ensemble défend le choix d’Annie Qaeze. 

"On sait que le résultat du 12 décembre va être extrêmement serré (…). Ce que nous ont appris les deux référendums précédents, c’est que dans le camp du Oui comme dans le camp du Non, il y a des électeurs complètement décidés (…)", argumentait son secrétaire général, vendredi 16 juillet, dans l’Invité de la matinale radio. Il répondait à Charlotte Mestre.

L'enjeu du 12 décembre

"Au milieu, il y a quinze mille Calédoniens qui ne sont ni Oui ni Non, parfois Oui parfois Non, et dont certains avaient voté Non au premier référendum et ont voté Oui au deuxième", poursuivait Philippe Michel. "C’est à ceux-là qu’il faut parler et le mouvement politique qui est le plus à même de porter ce message et de convaincre ces électeurs est Calédonie ensemble."  Calédonie ensemble qui propose donc de porter Annie Qaeze à la tête du Congrès, fort de cet argument de l’enjeu autour du dernier référendum.

 

Quelle meilleure image à l’attention de ces 15 000 électeurs (…) que de porter à la présidence des instituions une jeune Calédonienne, d’origine kanak, qui incarne la réussite calédonienne ? 

Philippe Michel, secrétaire général de Calédonie ensemble


Philippe Michel pointe a contrario "une logique de poste" dans la candidature de Virginie Ruffenach. "On nous dit : il faut que ce soit le Rassemblement quoi soit le président du Congrès parce que le Rassemblement a perdu la présidence du gouvernement. Ça n’est pas le sujet (…) Le sujet, c’est de mettre toute les chances de notre côté pour que le Non l’emporte le 12 décembre prochain."

Philippe Michel sur la présidence du Congrès


"Engager une campagne différente"

Invité du journal télévisé dimanche 18 juillet, le député CE Philippe Dunoyer a longuement renchéri en faveur du symbole que représenterait Annie Qaeze dans le fauteuil de président(e) du Congrès. Il a lui aussi évoqué le besoin d'unité du camp non indépendantiste et la campagne référendaire qui se profile, ainsi que les défis du nouveau gouvernement. 

Son entretien avec Yvan Avril :

 

"Moi, Annie Qaeze, je candidate à la présidence"

Au même moment, la principale concernée annonçait en personne sa candidature. " Respect et humilité, en écrivant ces mots, je mesure mieux l’importance du moment", a-t-elle publié sur sa page Facebook. "Le 28 juillet prochain, le Congrès de la Nouvelle-Calédonie, comme chaque année, renouvellera son président. Et moi, Annie Qaeze, jeune Calédonienne de 32 ans, originaire de la tribu de Wedrumel à Lifou, dernière d’une fratrie de six enfants, je candidate à la présidence."