Le dix-septième gouvernement calédonien convoqué le 1er avril

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Logo du gouvernement calédonien, mardi 2 mars 2021
Logo du gouvernement calédonien, mardi 2 mars. ©Coralie Cochin / NC la 1ere

Le haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie a convoqué pour jeudi prochain, 1er avril, les membres du gouvernement élu le 17 février dernier. Leur mission : tenter pour la troisième fois de désigner un président, étape nécessaire à l'entrée en fonction de l'exécutif.

Certains auront illico succombé à la tentation de la blague... Les onze membres du dix-septième gouvernement, convoqués le 1er avril pour enfin élire leurs président et vice-président ?! Mais c'est à un autre titre que la date choisie par le haut-commissaire pour cette troisième tentative est importante. 

Budget

L'exécutif avait jusqu'au 31 mars pour voter le budget 2021 de la Nouvelle-Calédonie. La chose s'avérant de moins en moins possible, on sait depuis plusieurs semaines déjà que l'Etat s'apprête à reprendre la main, en commençant par saisir la Chambre territoriale des comptes, et ce sera à compter d'avril (invité du JT le 14 mars, le haut-commissaire l'évoquait ici).

Mode «affaires courantes»

Petit rappel du contexte :

  • 2 février, le seizième gouvernement, présidé par Thierry Santa de l'Avenir en confiance chute de fait, par la démission de ses membres indépendantistes.
  • 17 février, le dix-septième est élu par les membres du Congrès, avec une majorité indépendantiste pour la première fois depuis l'Accord de Nouméa.
  • En fin de journée, la nouvelle équipe se réunit pour désigner son président et son vice-président, une étape nécessaire pour sa réelle entrée en fonctions, mais elle n'y parvient pas.
  • 2 mars, le deuxième essai se solde encore par un échec, faute de consensus entre les groupes indépendantistes pour départager les candidats UC (Samuel Henpeune) et Uni (Louis Mapou).
  • 7 mars, la Calédonie est menacée par la présence du virus Covid sur son sol, et décide un nouveau confinement, prolongé jusqu'au dimanche 28 mars. Une situation de crise qui reste gérée par le seizième gouvernement, pourtant en charge des seules affaires courantes.