Une lettre, premier pas d'une reprise du dialogue sur l’avenir de la Nouvelle-Calédonie

président de la république
Emmanuel Macron / Louis Mapou
Emmanuel Macron a envoyé un courrier à Louis Mapou ©NC la 1ère
Un simple courrier d’Emmanuel Macron à Louis Mapou pourrait renouer les fils du dialogue entre l’État et le gouvernement calédonien. En tous cas, le ton employé convient à Louis Mapou.

Une reprise des communications entre Nouméa et Paris. Elle se matérialise par une lettre d’Emmanuel Macron reçue il y a quelques jours par Louis Mapou, le président du gouvernement local. Acte de pure formalité mais malgré tout, on retient que le président de la République parle brièvement de l’avenir du pays et ça, après des mois depuis les derniers échanges.
C’est une lettre tout ce qu’il y a de plus officiel, un retour après les félicitations républicaines du président Mapou après la réélection d’Emmanuel Macron.

"La poursuite du dialogue dans le respect de l’héritage"

Mais c’est le dernier paragraphe qui intéresse l’exécutif : Emmanuel Macron s’engage à "veiller à la poursuite du dialogue dans le respect de l’héritage de ces trente dernières années".
Satisfaction pour Louis Mapou pour qui "le président Macron a énoncé des perspectives qui tiennent compte de l'histoire du pays et de la nécessité de définir l'avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie".
Le soulagement, c’est surtout un ton un peu moins triomphaliste. On se rappelle que le président Macron s’était largement félicité du résultat du 3e référendum malgré un contexte particulier de non-participation largement suivie par les indépendantistes.

Louis Mapou à Paris en juillet ?

Important, également, parce que cela faisait depuis la mi-février que la connexion directe entre gouvernement parisien et gouvernement local était inexistante, à cause, surtout, de la campagne présidentielle.
Retour des communications, c’est un début… Le président Mapou pourrait également faire un déplacement à Paris dans les prochaines semaines, mais pas avant la fin des législatives. Sans doute au mois de juillet, donc.
L’occasion, notamment, de rencontrer la nouvelle ministre des Outre-mer, Yaël Braun-Pivet. De là à en faire le top départ des discussions en vue du référendum de projet promis par Emmanuel Macron lors de son 1er mandat, seul le temps le dira.