Outre-mer et si on bougeait les lignes ? (4) : l'avion, à quel prix ?

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Turbulences dans le domaine aérien : rien ne va plus pour ce secteur parmi les plus affectés économiquement par la crise sanitaire. La desserte des Outre-mer se trouve impactée par cette épreuve même si certaines de ces lignes demeurent plus fréquentées que les longs courriers vers l’étranger.

Outre-mer, et si on bougeait les lignes ? se penche sur les répercussions de la crise sanitaire dûe au COVID sur les transports aériens. Concurrenciel par endroits et monopolistique ailleurs, le ciel ultramarin déjà contrasté en temps ordinaire, devient imprévisible dans ce contexte exceptionnel. Les acteurs du secteur survivront-ils tous à ces "trous d’air" ? Les flux de passagers alimentés à la fois par les voyages des populations d’Outre-mer et ceux des touristes constituent-ils une clientèle assurée ? Peut-on tabler sur un retour à la situation antérieure à l’issue de la pandémie ou faut-il envisager des changements, liés notamment aux préoccupations environnementales, dans la fréquence des déplacements des populations ?

Pour répondre à ces questions, les rédactions des 1ère ont interrogé passagers, experts du transport aérien et décideurs politiques.

Des témoignages

Outre-mer et si on bougeait les lignes ? (4) : l'avion, à quel prix ?
De gauche à droite : Cris Kordjee, Arnaud Pheso, Manate Vivish ©Outre-mer la1ère

Cris Kordjee, Présidente de l'Association des usagers aérien de Mayotte (AUTAM), déplore l'enclavement de l'île qui rend le prix des billets d'avion très élevéManate Vivish, Directeur général Air Tahitifait le constat que sa compagnie parvient avec difficulté à l'équilibre car certaines destinations desservies par ses avions ne seraient pas rentables s'il les proposait à un tarif calculé par rapport à leur coût réel . Pour Arnaud Pheso, steward d'origine martiniquaise,venu dans l'hexagone pour exercer son métier, les temps sont durs car la compagnie qui l'employait n'a pas renouvelé son contrat à cause de la crise du COVID.

 

Des expertises

Outre-mer et si on bougeait les lignes ? (4) : l'avion, à quel prix ?
De gauche à droite : Raymond Woessner, Laure de Roffignac, Didier Brechemier ©Outre-mer la1ère

En duplex, Laure de Roffignac, directrice de Caraïbes Melonniers, groupement de producteurs de melons, fait le constat que l'avion reste indispensable pour ce type de production trop fragile pour un transport par voie maritime. Didier Brechemier, associé Cabinet Roland Berger conseille de comparer et surveiller les prix des billets car ils peuvent bouger d'une journée à l'autre surtout sur les destinations où il y a de la concurrence. Raymond Woessner, géographe, enseignant et chercheur, fait un état des lieux sur la continuité territoriale accordée depuis 2003 aux Outre-mers.

 

Des débats

Outre-mer et si on bougeait les lignes ?
De gauche à droite et de haut en bas : Karine Zabulon, Stéphane Artano, Marc Rochet, Daniel Dalin ©Outre-mer la1ère

En plateau, Karine Zabulon anime le débat avec ses invités : Stéphane Artano, Président de la Délégation Sénatoriale aux Outre-mer et Sénateur de Saint-Pierre et Miquelon, Daniel Dalin, Président du Créfom et Marc Rochet, Directeur général Air Caraïbes et French Bee. 

Une émission proposée par les rédactions du Pôle Outre-mer de France Télévisions et présenté par Karine Zabulon.