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Que devient Priscillia Ludosky, la Martiniquaise qui a initié le mouvement des "gilets jaunes" ?

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Priscillia Ludosky
Priscillia Ludosky à Paris en janvier 2019. ©Eric FEFERBERG / AFP
Sa pétition "pour une baisse des prix des carburants" a récolté plus d’un million de signatures et marqué le début du mouvement des "gilets jaunes" en novembre 2018. Un an plus tard, la Martiniquaise poursuit le combat en lançant un "lobby citoyen".
 
Elle est derrière la pétition contre la hausse des prix des carburants. Cette revendication, Priscillia Ludosky, Martiniquaise installé en Seine-et-Marne, l'a faite au printemps 2018. Ce n'est que quelques mois plus tard qu'elle trouve un écho considérable, quand, à l'automne, Emmanuel Macron annonce la hausse de la taxe carbone pour financer la transition écologique. Le million de signatures est atteint puis dépassé, la mesure de l'Élysée est retirée et Priscillia Ludosky se retrouve sur le devant de la scène politique, sociale et médiatique. 
 

Lobby citoyen

Propulsée porte-parole des "gilets jaunes", elle appelle, pendant un an, à poursuivre le mouvement coûte que coûte et s'est investie dans la plateforme "Le vrai débat : et maintenant?" lancée pour concurrencer le débat national d'Emmanuel Macron. Le mouvement des "gilets jaunes" marque tant les Français que Priscillia Ludosky est désignée, en décembre dernier "femme de l'année" 2018 à égalité avec la chancelière allemande Angela Merkel, d'après un sondage Ifop. 

Un an après la première manifestation des "gilets jaunes", toujours mobilisée, Priscillia Ludosky présente, vendredi 15 novembre, à 18h, un "Lobby citoyen" fondé avec quelques autres "gilets jaunes" : Nathanaël Ramphft, Cyril Colonval, Faouzi Lellouche, Aurore De Mulder, Thierry Tumsom, Jérôme Rodrigues et Sébastien Hugon.

Il s'agit d'une structure nationale et locale, "pour faire réagir les élus et leur faire comprendre que les citoyens ont leur mot à dire""On ne pourra pas manifester éternellement, c'est pour ça qu'on crée ce lobby", explique-t-elle à l'AFP. "Apartisane et asyndicale", l'organisation espère peser sur des sujets locaux comme nationaux. 

Toujours dans la rue

Malgré tout, le Martiniquaise continue de battre le pavé avec les "gilets jaunes". Quand on lui parle de la baisse de la mobilisation, trahie par le nombre de manifestants en déclin, elle préfère souligner l'étendue du mouvement : "Ce qui est étonnant, c'est que ça dure encore, pas qu'il y ait moins de monde", explique-t-elle à l'AFP. 

Samedi 16 novembre, Priscillia Ludosky sera à la tête d’un cortège parisien qui partira à 14h de la place d'Italie pour rejoindre la place Franz Liszt, près de la Gare du Nord. La manifestation a été déclarée en préfecture. Cette dernière a, selon la militante, largement modifié l’itinéraire privilégié par les militants.La Martiniquaise appelle également à un rassemblement statique à Châtelet-Les-Halles dimanche 17 novembre.
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