Rentrée littéraire : Estelle-Sarah Bulle revisite l'histoire d'un film culte avec "les étoiles les plus filantes"

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Les étoiles les plus filantes d'Estelle-Sarah Bulle
©Patrice Normand/Leextra/Editions Liana Levi
Estelle-Sarah Bulle revient avec "les étoiles les plus filantes" (Editions Liana Levi). On n’est plus dans sa Guadeloupe intime ni dans les souvenirs de "là où les chiens aboient par la queue" (Liana Levi, 2018). Dans son deuxième roman, les personnages évoluent dans un monde créole au Brésil.

En cette rentrée littéraire, avec "les étoiles les plus filantes", Estelle-Sarah Bulle revisite l'histoire du tournage d'un film culte Orfeu negro

Un film à la renommée internationale

Palme d'Or à Cannes en 1959 puis Oscar du meilleur film étranger en 1960, le long-métrage de Marcel Camus a connu une renommée internationale.Tourné au Brésil, Orfeu negro a fait connaitre la Bossa nova dans le monde entier.

 Au casting figurent uniquement des acteurs noirs et non-professionnels, à l'exception de l'héroïne principale jouée par une actrice noire-américaine.

Le cinéma au cœur d'une bataille d'influence

A travers ce film, j’ai voulu parler du soft power c’est-à-dire comment utiliser la culture comme une arme de compétitivité entre les nations.

Estelle-Sarah Bulle

"En 1958, on est en pleine guerre froide à un moment où les Etats-Unis ont besoin de montrer leur force y compris dans le champ culturel face au bloc soviétique, à un moment où la France a besoin de redorer un peu son image parce qu’on est en plein guerre d’Algérie, et à un moment où le Brésil a besoin de se montrer comme une nation d’avenir. D’ailleurs il gagne la Coupe du monde de football cette année-là. Et pour eux, c’est un enjeu de pouvoir se montrer sous un beau jour cinématographique", explique l'écrivaine originaire de la Guadeloupe.

Dans son deuxième roman, Estelle-Sarah Bulle situe l'intrigue hors des Antilles. Mais on les retrouve à travers Eva, une actrice originaire de la Martinique, l'un des personnages secondaires.

Regardez ce reportage signé William Kromwel, Jean-Yves Pautrat, Jean-Paul Etchegaray et Sylvain François