Trois communes d'Outre-mer vont bénéficier des "bataillons de la prévention" promis par le gouvernement

social
Mamoudzou
Mamoudzou ©ALI AL-DAHER / AFP

Les "bataillons de la prévention", ce sont 600 éducateurs spécialisés et médiateurs sociaux qui vont être déployés dans des quartiers en difficulté de 45 communes françaises. Trois communes d'Outre-mer sont concernées : Mamoudzou, Cayenne et Fort-de-France. 

D'ici à la fin octobre 2021, le gouvernement promet de déployer dans 45 communes prioritaires 300 médiateurs sociaux et 300 éducateurs spécialisés. Objectif : assurer de la bonne mise en œuvre des mesures annoncées à Grigny le 29 janvier dernier, par le Premier ministre Jean Castex, à l'issue d'un comité interministériel. En clair, il s'agit de mesures destinées à des quartiers en difficulté, frappés particulièrement par la précarité, le chomage, le décrochage scolaire.

La mobilisation de 600 éducateurs de rue et médiateurs sociaux dans le cadre de bataillons de la prévention va nous permettre d’aller chercher les jeunes en difficulté et de les reconnecter à ce qui fonde notre société avec une idée simple : l’écoute de l’éducateur est tout aussi importante que la peur du gendarme.

Nadia Hai, ministre déléguée à la ville

 

Quelles communes ? 

Pour les Outre-mer, la ministre déléguée chargée de la ville a annoncé que trois communes sont concernées : Mamoudzou (Mayotte), Cayenne (Guyane) et Fort-de-France (Martinique). L'entourage de Nadia Hai précise que si cette liste ne comporte que 45 quartiers ou communes, c'est que le gouvernement a choisi de concentrer ses efforts et d'éviter un saupoudrage. Les communes ou quartiers ciblés ont été choisis en raison de différents indicateurs parmi lesquels le poids de la jeunesse (les 11-25 ans), le décrochage scolaire, le taux de pauvreté, ou encore le nombre de familles monoparentales. 

 

Des médiateurs et des éducateurs

Ce sont donc 300 médiateurs sociaux et 300 éducateurs spécialisés, appelés "bataillons de la prévention" qui travailleront dans ces 45 communes. Les médiateurs auront le statut "d'adultes-relais", il s'agira donc d'emplois aidés, subventionnés par l'Etat. Les éducateurs seront pris en charge par les collectivités ou des associations, mais le financement sera assuré à 100% par l'Etat.  

Concrètement, jusqu'au 23 avril, les préfets sont chargés de discuter avec les élus et les conseils départementaux pour évaluer les besoins. Viendra ensuite une phase de contractualisation. La moitié des 600 éducateurs et médiateurs seront opérationnels d'ici au 14 juillet, la totalité le sera avant la fin octobre 2021, promet la ministre délégué. Dans l'Hexagone, ce sont directement des quartiers de grandes communes qui ont été désignés. Le ministère délégué à la ville explique que pour les trois communes d'Outre-mer, ce ne sont pas des quartiers qui sont directement ciblés, afin de laisser davantage de marge de manoeuvre aux préfets et aux élus pour identifier les quartiers prioritaires de Mamoudzou, Cayenne et Fort-de-France.