VIDEO. À la 1ère page : Suzanne Dracius détaille la part d'ombre de l'histoire de Napoléon Bonaparte

livres
C'est la rentrée pour le programme littéraire du portail des Outre-mer. Suzanne  Dracius, directrice de la monographie collective  "La faute à Bonaparte ? " parue aux Éditions Idem Campus, ouvre la nouvelle saison avec ce livre historique. À découvrir ici.

Dans "La faute à Bonaparte ?", quatre historiens (René Bénélus, Marcel Dorigny, Bernard Gainot et Erick Noël), une avocate, ancien bâtonnier (Danielle Marceline) et une femme de lettres (Suzanne Dracius) montrent et démontrent la cruauté et les méfaits de Napoléon Bonaparte et de ses généraux dans le rétablissement de l'esclavage. Il y a une contradiction entre ce que Bonaparte a fait en France hexagonale et ce qu’il a fait dans les colonies. Dans celles-ci, les esclaves sont maintenus sous le joug du Code noir jusqu’à l’abolition de l’esclavage en 1848.

Le livre met en lumière le caractère patriarcal du Code civil, contraire au principe révolutionnaire de l’égalité des individus, qui maintient les femmes dans une condition juridique inférieure à celle des hommes. L'ouvrage permet également de revenir sur le rôle réel de Joséphine de Beauharnais dans le rétablissement de l'esclavage.

L'auteur : Suzanne Dracius

Née à Fort-de-France, Suzanne Dracius a passé son enfance en Martinique puis en région parisienne, à Sceaux. Professeure de Lettres Classiques à l’issue de ses études à la Sorbonne, elle a enseigné à Paris puis à l’Université Antilles-Guyane. A l’University of Georgia et à Ohio University (USA) en tant que visiting professor, elle enseigne ses propres œuvres comme L’autre qui danse, Rue Monte au ciel, Exquise déréliction métisse. Plusieurs fois primés, ses écrits sont traduits dans de nombreuses langues et étudiés dans plusieurs universités.

Réalisation : Jean-Luc Benzimra
Graphisme et Animation : Joël Cimarron
Durée : 13 min - Année 2021

Lecture de  la 1ère Page  : extrait de " La faute à Bonaparte ? "

Sénèque - Lettres à Lucilius :
Cet être que tu appelles ton esclave est né d'une même semence que toi, il jouit du même ciel, il respire le même air, il vit et meurt comme toi. Tu peux le voir libre comme il peut te voir esclave. Lors du désastre de Varus, bon nombre de personnages de la plus illustre naissance, qui comptaient sur leur carrière militaire pour entrer au sénat, ont été humiliés par le sort au point d'être ravalés au rang de pâtres ou de gardiens de cabanes. Après ça, va mépriser un homme dont la condition peut devenir la tienne, au moment même où tu l'accables de ton mépris !