Yoann Rapinier, médaillé de bronze, 8 ans après, aux Championnats d’Europe de 2014

portraits de sportifs
Yoann Rapinier
"8 ans plus tard… Même si la saveur n’est pas la même, je suis quand même fier et heureux de recevoir cette médaille", partage sur Instagram Yoann Rapinier. ©KEMPINAIRE STEPHANE / KMSP
Le Martiniquais Yoann Rapinier ne boude pas son plaisir. L’athlète français récupère, huit après, la médaille de bronze au triple saut des Championnats d’Europe d’athlétisme de Zurich (Suisse) de 2014. Une compétition remportée à l’époque par le Français Benjamin Compaoré avec une marque de 17 mètres 46, devant deux athlètes russes : Lyukman Adams (17 mètres 09 centimètres) et Aleksey Fyodorov (17 mètres 04 centimètres). Mais Lyukman Adams a été déclassé pour dopage.

De quoi retrouver le sourire et c’est bien compréhensible ! L’athlète martiniquais Yoan Rapinier, champion de France du triple saut en salle en 2019, se réjouit d’avoir récupéré la médaille de bronze des Championnats d’Europe disputés en Suisse en 2014. "Cette médaille a une saveur particulière. C’est une médaille internationale, la concrétisation d’un rêve pour chaque athlète. Avec mon coach, on est comblé et il y a énormément d’émotions et je pense que je vais célébrer cette médaille, je l’espère, avec mes confrères de la ville du Robert en Martinique."

 

Le licencié de l’Entente Franconville Césame Val d’Oise, âgé de 32 ans et spécialiste du triple saut, va même pouvoir être dédommagé pour le préjudice subit à l’époque. "L’équipementier Nike, avec qui j’étais en contrat à l’époque, a cette obligation. L’initiative de me verser les primes qui étaient dû à un athlète médaillé est d’ailleurs venu de leur part après l’officialisation de ma troisième place aux Championnats d’Europe."

Quelques regrets

Sans cultiver les regrets, l’athlète martiniquais, natif de Pontoise, estime que cette médaille de bronze aurait pu totalement changer sa carrière. « Cela aurait pu être le déclic qui l’aurait fait basculer dans une autre sphère. On a pu le voir par exemple avec mon confrère Benjamin Compaoré, qui avec son titre, a pris une dimension internationale toute autre. À ce moment les sponsors ne relançaient que les athlètes médaillés. Avec ma 4e place de l’époque si des sponsors sont restés, d’autres partenaires ont pris leurs distances».

Le champion de France de triple saut, en 2014, attend maintenant la réaction de la Fédération française d’athlétisme. "Je n’ai pas de nouvelles sur les aides que j’aurais pu toucher après l’officialisation de ma médaille de bronze ou le price-money. Mais il y a une procédure à suivre et j’espère qu’elle ira à terme et que la Fédération française d’athlétisme fera tout ce qu’il faut pour pouvoir récupérer la dotation qui m’est dû. Cela sera vraiment une victoire de la justice sur les athlètes dopés."

Quoiqu’il en soit Yoann Rapinier poursuit sa carrière. Il a terminé 5eme du dernier meeting indoor de Paris avec un saut à 16m53.