Les onze rescapés vers l'autoroute des alizés, Eric baray a plus de 900 km de retard

voile
Erwan Tabarly
©A.Courcoux/Pen Duick
Au neuvième jour de mer, les onze solitaires encore en course peuvent -enfin- profiter de conditions météo favorables. La majorité des bateaux longe les cotes africaines pour aller chercher les alizés. Eric Baray est encore au large du Portugal et son retard s'accroit légèrement.
Si la première semaine de course a été marquée par le passage successif de deux grosses tempêtes, entrainant les abandons de quatre skippers et obligeant Eric Baray à une escale technique, cette deuxième semaine de course qui débute devrait être marquée par l'arrivée sur l'autoroute des alizés. Hormis deux d'entre eux (Damien Guillou et Arnaud Godart Philippe) situés plus à l'ouest mais dans des conditions de vent difficiles, la plupart des skippers a choisi de longer les cotes africaines. Erwan Tabarly est en tête de ce groupe qui est passé la nuit dernière entre les Iles Canaries et le continent. Dans les heures qui viennent, les marins devraient commencer à mettre le cap vers l'ouest et donc se rapprocher de la Martinique.

Tabarly futur leader?

Au classement de 16H00, ce lundi matin, c'est toujours Damien Guillou (La solidarité mutualiste) qui est en tête, mais il est très à l'ouest, dans des conditions difficiles. Dans les heures qui viennent, Erwan Tabarly (Armor Lux-Comptoir de la mer) , actuellement troisième, pourrait bien tirer son épingle du jeu. Joint ce matin par le PC course, Erwan Tabarly raconte le passage des Canaries et semble très serein. 

Erwan Tabarly / Canaries

Eric Baray toujours 11ème et dernier

Reparti samedi après-midi du port de Porto ou il avait fait escale pour remplacer sa grand-voile et réparer ses pilotes automatiques, Eric Baray a presque 500 milles de retard (plus de 900 km) sur le leader de la transat. Il navigue encore au large de l'Europe, alors que les autres concurrents sont nettement plus au sud. 
Dans les heures qui ont suivi son escale, il a connu pas mal de difficultés techniques qu'il a réussi à régler seul. Le voila maintenant tranquille et serein, avec devant lui une météo plutôt encourageante. Eric Baray joint à la mi-journée par le PC course. 

Eric Baray


Retour en images sur son escale technique de près de 24 heures, avec le reportage d'Eric Cintas, qui était au Portugal:

Baray-Cintas
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