publicité

L'armée communique sur une opération de lutte contre l'orpaillage illégal en Guyane

L'opération baptisée Awara était destinée à démanteler le site de Grande Usine. 120 militaires et gendarmes ont été mobilisés, ainsi qu'un avion et plusieurs hélicoptères. C'est un véritable village en pleine forêt Amazonienne qui a été démantelé. 

Démantèlement d'un site d'orpaillage par les militaires © guyane 1ère
© guyane 1ère Démantèlement d'un site d'orpaillage par les militaires
  • Par David Ponchelet
  • Publié le , mis à jour le
C'est l'Etat-major des armées qui donne sur son site internet les détails de cette opération Awara qui a débuté le 26 mars dernier à l'ouest de Camopi, au beau milieu de la forêt.


120 militaires sur le terrain

Appuyés par un avion Casa et cinq hélicoptères, 30 gendarmes et 90 militaires du 3ème Régiment Etranger d'Infanterie de Kourou ont été déployés sur le secteur. En arrivant sur le site d'orpaillage illégal, ils ont procédé à une dizaine d'interpellations. Plusieurs grammes d'or ont été saisis, ainsi que de l'armement, des livres de comptes et des moyens de communication. 

Un véritable village en pleine forêt

Les militaires français ont découvert et démantelé un site très développé: 120 carbets ont été détruits, et dans les différents campements se trouvaient des épiceries, des garages pour les quads, des bars, des bijouteries clandestines et même des lieux de cultes. 

Occuper le terrain pour éviter le retour des garimpeiros

Entamée le 26 mars, l'opération s'est achevée quatre jours plus tard par l'installation sur le site d'un poste opérationnel avancé. L'objectif est de maintenir une présence militaire sur place afin d'empêcher le retour des orpailleurs clandestins.
L'Etat-major des armées rappelle que 350 militaires des Forces Armées de Guyane sont chargés de la la lutte contre l'orpaillage illégal.  

L'opération Harpie a été déclenchée en février 2008 par Nicolas Sarkozy, à l'époque président de la République. Son objectif est de lutter contre les sites illégaux d'orpaillage. Au cours des nombreuses opérations menées par l'armée, trois militaires français sont morts. Le premier s'est noyé sur la rivière Tampock. Son embarcation a été percuté par une pirogue de clandestins qui tentaient de fuir un contrôle.
Les deux autres ont été abattus en juin 2012 dans une embuscade dans le secteur de Dorlin. 



Sur le même thème

L'actualité la 1ère partout et à tout moment
Téléchargez l'application La 1ère
  • AppStore
  • Google Play