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Le retour gagnant d'Eric Abidal en équipe de France

Pour son premier match en équipe de France  - qui a concédé le nul face à la Belgique - depuis sa greffe du foie, le défenseur martiniquais a bluffé les observateurs avec une performance de haut-niveau. Analyse d'un retour miracle. 

Eric Abidal au duel avec le Belge Romelu Lukaku sur la pelouse du stade Roi Baudouin mercredi 14 août. © VIRGINIE LEFOUR /BELGA MAG /AFP
© VIRGINIE LEFOUR /BELGA MAG /AFP Eric Abidal au duel avec le Belge Romelu Lukaku sur la pelouse du stade Roi Baudouin mercredi 14 août.
  • Par Camille Belsoeur
  • Publié le , mis à jour le
A vrai dire, on n'y croyait pas vraiment. Longtemps (trop ?) éloigné des terrains après une greffe du foie, Eric Abidal ne semblait plus au niveau international. Trop fragile.  Son départ de Barcelone pour Moncao en juin dernier laissait d'ailleurs penser que le Martiniquais partait en pré-retraite. Ou presque. 
 

Défenseur de haut-standing

Mais pour son grand retour dans la maison bleue mercredi 14 août sur la pelouse du stade du Roi Baudouin à Bruxelles, Eric Abidal a été impérial. S'il n'évolue plus à son énorme niveau de la Coupe du monde 2006, le néo-monégasque est toujours un défenseur de haut-standing. 

Son retour dans le groupe des Bleus, jeudi 8 août à l'énoncé de la liste du sélectionneur Didier Deschamps, avait créé la surprise et suscité des doutes. Le joueur représentait-il la solution idoine, un an et demi après sa 61e et dernière sélection (février 2012) et surtout après un an sans jouer ou presque, en raison d'une deuxième opération au foie ?
 
"Je ne suis pas à 100%, mais à 90", avait-il estimé lundi. "On va penser que c'est prématuré pour une sélection mais je suis apte. Et à partir du moment où je m'éclate avec Monaco, je peux être disponible pour les Bleus".

Le Monégasque aura 34 ans le 11 septembre, c'est-à-dire au lendemain des deux matches de qualification pour le Mondial 2014, contre la Géorgie le 6 et le Belarus le 10. Mais ce mercredi, il a pris date. Dans un contexte particulier, comme l'était ce match pour la défense centrale française, dans la mesure où il n'y avait qu'un attaquant à surveiller, Lukaku. Et c'est Koscielny qui s'y est collé. Avec bonheur.
 

"Il peut amener la sérénité"

On connaît le goût du Gunner pour le duel : il a été servi avec le très athlétique buteur d'1,90 m. Le Français a sans cesse jailli, plus vif que son vis-à-vis un peu pataud. L'ascendant était tel que le sélectionneur de la Belgique, Marc Wilmots, demandait à son attaquant peu avant la mi-temps de varier les appels, et d'orienter ses courses vers la droite, histoire de mettre Abidal  à l'épreuve. 
  
La paire bleue a ainsi réactivé le schéma libero-stoppeur, où Abidal, depuis son axe gauche, jouait la deuxième lame en couverture. Le Monégasque assurait aussi la relance. Il était manifeste qu'il tenait à (se) rassurer, à se remettre dans le bain des Bleus avec le plus grand sérieux. 

"Il peut amener de la sérénité et de la tranquillité à partir du moment où il est en bonne condition physique", avait souligné le sélectionneur Didier Deschamps lundi. Et c'est effectivement ce qui a transpiré de la prestation d'"Abi". A son actif, une bonne lecture du jeu de manière générale, le leadership de la défense - pour monter, se placer - et quelques coups d'éclats, comme ce jaillissement plein de hargne dans les pieds de Lukaku au milieu de terrain.

Les jeunes défenseurs de l'équipe de France, Raphaël Varane ou Mamadou Sakho sont prévenus. Abidal is back
La France ramène un nul de Belgique

L'équipe de France a concédé le nul en Belgique (0-0) pour son match amical de rentrée, mercredi à Bruxelles. Souvent bousculés par les Diables Rouges, les Bleus ont tout de même réussi à mettre fin à une série noire de 3 défaites de rang et peuvent préparer plus sereinement leurs prochains rendez-vous décisifs en qualifications du Mondial-2014. La France, 2e du groupe I derrière l'Espagne, doit se déplacer les 6 et 10 septembre en Géorgie et au Belarus.

La rencontre a notamment été l'occasion de fêter les grands retours en équipe de France d'Eric Abidal, titularisé en défense centrale, et de Samir Nasri, remplaçant au coup d'envoi et entré à la 63e minute de jeu.

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