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Que faire pour empêcher les passagers indélicats de semer la pagaille dans les avions ?

faits divers
Avion stop
©JOEL SAGET / AFP
Le phénomène a énormément augmenté ces dernières années : les compagnies aériennes ont constaté huit fois plus de cas entre 2007 et 2011. Les passagers qui se livrent à des incivilités sont un vrai casse-tête.
C'était en avril 2010, à bord d'un avion de la compagnie Corsair entre Paris et La Réunion. Un passager complètement ivre s'agite. Son voisin, puis les hôtesses, tentent de le calmer, sans résultat. Le voisin se fait rouer de coups, le commandant de bord arrive à la rescousse et reçoit un violent coup de tête. Le passager est menotté sur son siège et placé en garde à vue dés l'atterrissage. Il écopera finalement de trois mois de prison ferme. 


Multipliés par huit ! 

Des incidents comme celui-ci sont de plus en plus fréquents, à bord des avions du monde entier. Selon l'IATA (l'Association du Transport Aérien International), entre 2007 et 2011, les cas de violences à bord ont été multipliés par huit !
En 2007, on dénombrait 0,05 incident pour 1 000 vols. En 2011, le taux était d'un incident pour 1 200 vols.  

Quels abus ?

Les passagers indélicats refusent de respecter les règles de sécurité, sont agressifs avec le personnel ou les autres passagers, et certains cas d'agressions sexuelles ont même été répertoriés. Des comportements souvent liés à l'abus d'alcool ou de drogue. Parfois, comme dans cette vidéo prise en janvier 2013 sur un vol entre l'Islande et New York, le passager est totalement incontrôlable et doit être scotché à son siège par l'équipage. 

Un phénomène mondial

Selon un responsable de l'Iata cité par le quotidien Les Echos, "c'est un phénomène global qui n'épargne aucune région du monde et que l'on rencontre aussi bien en classe économique qu'en business". Les lois en vigueur sur cette problématique sont obsolètes: elles ont été conçues en 1963 pour traiter les détournements d'avions. A l'époque, on était loin d'imaginer que le transport aérien se démocratiserait à ce point: cette année 2013, le cap des 3 milliards de voyageurs a été franchi. Il y a donc, ne serait-ce que mécaniquement, une augmentation évidente du nombre d'incidents.

L'alcool à bord 

Les compagnies ne semblent pas pour l'instant remettre en question la distribution ou la vente d'alcool à bord des avions. C'est pourtant une source non négligeable d'incidents. Mais ces ventes d'alcool sont également une manne financière. Pourtant, selon une étude réalisée auprès de 6 000 passagers, 63% des personnes interrogées sont favorables à l'interdiction d'alcool à bord des avions.
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