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Me voilà à Rio : un grand point d'interrogation

Chaque jour jusqu'à la finale du 13 juillet, Nicolas Ransom, journaliste français qui réside au Brésil depuis plusieurs années, nous fera partager "sa" Coupe du monde. L'envers de la carte postale très souvent plaquée sur le Brésil et les coulisses de l'évènement.

Vue de Rio © Nicolas Ransom
© Nicolas Ransom Vue de Rio
  • Nicolas Ransom pour la1ere.fr
  • Publié le , mis à jour le
Sept ans de rêve et encore des incertitudes à seulement quelques heures du coup d'envoi officiel de la Coupe du monde de la FIFA au pays du football roi !!!!! Ce jour de 2007 où le Brésil s'est vu octroyer l'organisation d'une nouvelle coupe du monde 64 ans plus tard, résonne encore dans les têtes de tous les amoureux du football samba.

Une évidence ?

Ici au royaume de Pelé, Garincha, Socrates, Romario et Ronaldo, c'était presque une évidence !!! Aucun ballon de foot en cristal ne nous avait prévenus. Nous étions tous persuadés que tout, oui vraiment tout se préparerait dans la ferveur et l'allégresse. Nous imaginions un pays tout entier, rassemblé autour d'un projet tellement fabuleux qui, enfin, effacerait un peu plus l'affront uruguayen de 1950.

Mais la réalité d'une situation sociale et économique est passée par là. Le Brésil de Lula s'est-il vu trop beau ou le Brésil de Dilma en a-t-il encore vraiment envie ? Il y a sept ans, personne n'aurait imaginé tant d'atermoiements, de difficultés et d'histoires compliqués entre Madame la Présidente Roussef et les patrons de la FIFA, Messieurs Valke et Blatter...
© Nicolas Ransom


Le coup de sifflet 

Dans quelques heures, on se demande encore si le coup de sifflet de l'arbitre du premier match Brésil - Croatie parviendra à couvrir les cris et les colères des centaines de milliers de manifestants qui depuis plus d'un an réclament une autre gouvernance, un autre pays avec plus de justice sociale, moins d'inégalités, moins de corruption et surtout moins de pauvreté.

C'est le cœur mêlé  que nous suivrons peut-être les exploits de Neymar, Messi, Christiano Ronaldo ou Benzema... Quand on aime, on ne compte pas... Dites-le à d'autres, mais plus aux jamais aux Brésiliens. Ils vous répondront: le football, oui !  Mais avant toute chose des écoles, des hôpitaux et des transports publics dignes d'une septième puissance mondiale.

La fête, et après...

Partagés aussi entre la passion du football et le rêve d'une vie meilleure, d'une société plus juste et si victoire il y a au soir du 13 juillet, les Brésiliens chanteront, les Brésiliens danseront mais ils se réveilleront assurément avec, hélas, les mêmes douleurs et encore plus d'interrogations sur le coût de la vie et la nécessité ou non d'aller au bout des Jeux Olympiques de Rio en 2016...
 

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