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Le récital des Bleus vu par... les travailleurs du stade

Jour de gloire hier pour l'équipe de France qui n'a fait qu'une bouchée de la Suisse 5-2. Nicolas Ransom, qui porte chaque jour un regard décalé sur le Mondial, était dans le stade de Salvador de Bahia. Il s'est intéressé à ceux qui n'ont pas vu le match...Car ils travaillaient !

A l'entrée du stade de Salvador de Bahia © Nicolas Ransom
© Nicolas Ransom A l'entrée du stade de Salvador de Bahia
  • Nicolas Ransom / la1ere.fr
  • Publié le , mis à jour le
Nous étions 51003 hier dans l'Arena Fonte Novo de Salvador. 51 003 privilégiés qui ont pu vivre, au plus près, un moment rare... Et assister, les yeux écarquillés, à un feu d'artifice bleu-blanc-rouge.


D'autres n'ont rien vu. Rien du tout. Et pourtant, ils étaient dans l'enceinte du stade...

"C'est dur pour nous"

Tout d'abord Jessica, la contrôleuse de billets. Elle a passé le match à côté de son portillon électronique. Sans pouvoir en bouger. Son job : passer les tickets dans un lecteur optique. Son salaire : 20 euros par match. "C'est dur pour nous. On est tout proche du terrain, on entend les cris des supporters, mais on n'a pas le droit d'aller voir le match sinon on se fait taper sur les doigts par notre superviseur."

© Nicolas Ransom
© Nicolas Ransom

 

"Je voulais participer à la fête"

À quelques mètres de là, encore plus près des tribunes, rencontre avec Silverio. Il est "volontaire". Un bénévole recruté par la FIFA. "Je suis Colombien, mais j'habite Salvador. Et je voulais absolument participer à la fête. Je vais faire six matchs ici et en contrepartie, je pourrais aller voir gratuitement un match de mon équipe : la Colombie."
 

© Nicolas Ransom
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Perché pendant 90 minutes sur sa chaise de maître-nageur, porte-voix à la main, Silverio aiguille inlassablement les supporters perdus dans l'immensité du stade. Parmi eux, un groupe de Guyanais. Bernard, Thibaut, André et Fred remercient leur guide avant de filer voir le match qui va commencer.

© Nicolas Ransom
© Nicolas Ransom

 

"Je ne suis pas là pour le match !"

À l'intérieur, tout le monde a les yeux rivés sur la pelouse. Tout le monde sauf Pedro, le vendeur de glaces. Trop occupé à chercher le client. Glacière jaune posée sur la tête, il tente de se frayer un passage entre les supporters."Moi, je ne suis pas là pour le match. Ça ne m'intéresse pas. Ce que je veux, c'est travailler. Et pour vendre des glaces, c'est les spectateurs qu'il faut regarder, pas les joueurs !"
 

© Nicolas Ransom
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"3-1 pour la France, je crois"

Juste le temps d'avaler un cornet vanille, et le récital des Bleus commence avec le but d'Olivier Giroud. Il y en aura quatre autres. Score final 5-2 pour la France... Les supporters quittent le stade, dans la liesse, sous les yeux vigilants des policiers militaires, venus comme à chaque match assurer la sécurité aux abords du stade.

© Nicolas Ransom
© Nicolas Ransom


Parmi eux, Lucas. Casque sur la tête et matraque à la ceinture, il n'a pas quitté son poste depuis le début de l'après-midi. À moins de 50 mètres des tribunes.
"Bonsoir, vous connaissez le score du match ?
- Euh... 3-1 pour la France, je crois..
."

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