publicité

Une deuxième mi-temps du 12ème Comité des signataires sans Pierre Frogier

Le 12e Comité des signataires se poursuit à Paris en ce vendredi 3 octobre. Temps fort à la mi-journée : le départ du sénateur Pierre Frogier, qui, en l’absence de l’Union Calédonienne, a jugé cette réunion "sans intérêt".

Le sénateur Pierre Frogier © Léia Santacroce
© Léia Santacroce Le sénateur Pierre Frogier
  • Léia Santacroce & Angélique Souche (envoyée spéciale à Paris)
  • Publié le , mis à jour le
Le sénateur Pierre Frogier a tiré sa révérence à l’heure du déjeuner, jugeant sa présence inutile dans cette instance tout aussi inutile à ses yeux. Une position conforme à ses précédentes déclarations. En ce vendredi 3 octobre, le président du Rassemblement estime en effet que l’absence de l’Union Calédonienne enlève toute crédibilité à ce 12ème Comité des signataires, à Paris. A fortiori, Pierre Frogier continue de dénoncer les "intentions cachées de l’Etat" (écoutez sa déclaration ci-dessous).
 
Pour autant, le reste de la délégation non-indépendantiste du Front Pour l’Unité entend bien participer à la suite de ce Comité des signataires. Deux des quatre points à l’ordre du jour ont déjà été abordés. Tout d’abord : confirmation concernant l’Avenir Institutionnel. Les partenaires ont acté le principe de poursuivre les négociations au travers de trois groupes thématiques : nationalité et citoyenneté, compétences régaliennes et souveraineté.

La déclaration de Pierre Frogier lors du Comité 

Voici l'intégralité de la déclaration de Pierre Frogier lors de son intervention vendredi matin devant le Comité des signataires:


De nombreux désaccords persistent

Le chapitre épineux du corps électoral est clos, lui aussi. Sans surprise, les partenaires ont été contraints d’acter leurs désaccords sur la question des commissions administratives. En revanche, un consensus s’est dégagé pour modifier la loi organique, afin de permettre l’inscription automatique sur la liste électorale de sortie de l’Accord pour les personnes qui rempliraient l’un des quatre critères suivants :

  • les électeurs du référendum de 1998,
  • les personnes relevant ou ayant relevé du statut civil coutumier,
  • les enfants dont l’un des deux parents a voté en 1998,
  • et enfin les natifs de Calédonie ayant au moins une fois été inscrits sur la liste générale. 
L’après-midi sera donc consacré aux débats sur le nickel et le transfert de compétences. Deux sujets sur lesquels il y a objectivement peu de chance d’aboutir à un compromis, y compris sur une méthode de travail. 

Sur le même thème

L'actualité la 1ère partout et à tout moment
Téléchargez l'application La 1ère
  • AppStore
  • Google Play